+ - a
Vous êtes ici: Page d'accueil » Actualités » Vie municipale » 2e Modification du PLU : observations des St-Loupiens
share

2e modification du PLU : observations des St-Loupiens

Observation numéro 1 :

1. La piscine olympique remplacera 2 piscines : la piscine de Saint-Leu-la Forêt et la piscine de Taverny. La piscine de Taverny est très appréciée par les familles, car elle possède un bassin plus chaud adapté aux enfants de tous les âges ainsi qu'aux adultes qui ne savent pas nager. D'après la description de la piscine olympique, un tel équipement n'est pas prévu. Cette piscine sera donc destinée plutôt aux sportifs professionnels et aux personnes sachant nager. Ainsi, les familles qui fréquent la piscine de Taverny actuellement vont continuer à payer les impôts locaux, mais seront privées de la piscine. Est-ce que la fréquentation seulement par les sportifs sera suffisante pour rentabiliser une piscine aussi onéreuse ?

2. Un des arguments des municipalités de Taverny et de Saint-Leu-la Forêt en faveur de la piscine olympique est les coûts très importants pour la remise aux normes des 2 piscines actuelles et pour leur entretien. On parle également d'un "passoir énergétique" en évoquant la piscine de Taverny. Est-il possible de connaître les résultats de l'analyse comparative incluant d'un côté la remise aux normes, la rénovation énergétique et l'entretien des 2 piscines actuelles et, de l'autre côté, la construction et l'entretien de la nouvelle piscine ?

3. De même concernant l'impact sur l'environnement, est-il possible de connaître les résultats de l'analyse comparative tenant compte des items suivant :

  • la construction de la nouvelle piscine (notamment les matériaux et l'énergie utilisés, l'eau ozonée ou non, la destruction de la friche) ;
  • la destruction des 2 piscines actuelles (notamment la gestion des déchets) et la construction de logements à la place (notamment les matériaux et l'énergie utilisés) ;
  • l'augmentation de nombre d'habitants par la construction de logements à la place des piscines actuelles (notamment l'impact sur la pollution car le trafic déjà très dense sera encore augmenté) ;
  • l'impact sur le trafic suite au remplacement des 2 piscines de proximité par une piscine très excentrée (véhicules particuliers mais aussi des bus scolaires si la piscine olympique est utilisée pour les besoins des établissements scolaires).

4. Enfin, concernant l'artificialisation des sols, la compensation n'est pas claire. En effet, dans l'article paru sur Internet au sujet de la 2ème sortie du centre commercial, je cite, "la ville de Taverny explique qu'elle va céder 1662 m2 d'espaces boisés (qui seront maintenus en espace naturel) à l'Agence des espaces verts de la Région Ile-de-France dans le cadre de la future piscine olympique intercommunale". Il y a donc la même compensation pour 2 différents projets d'urbanisme. Quelle sera donc la compensation seulement pour la piscine olympique ?

Voir l'article

Elena Seminskaya

Observation numéro 2 :

Suite à la lecture de l’encart concernant la création d’un bassin olympique sur la commune de Taverny/ Saint leu la foret dans le journal municipal, je voudrais y apporter plusieurs remarques :

  • Avec un budget de 38 000 000 euros, ce projet me semble extrêmement ambitieux au vu du faible public concerné par l’utilisation d’une telle installation, les nageurs qui ont vocations à faire de la compétition de haut niveau ne sont pas légion, à plus forte raison à saint leu la foret, le rapport investissement/ bénéfice me semble faible. J’imagine que valparisis va toucher de nombreuse aide afin de le financer, mais l’entretien incombera a valparisis et au final ne risque-t-on pas d’avoir un bel objet sous exploité ? Un bassin nautique avec toboggan, jeux d’eau comme la vague a Soissy sous montmorency trouve un publique, un bassin olympique à saint leu ? j’en doute
  • Les piscines, comme les patinoires ou ce type d’installation, sont extrêmement gourmande en terme de fonctionnement ( entretien, consommation d’eau, chauffage), même si le bâtiment est BBC ( ce qui explique sans doute le cout astronomique d’investissement) il engendrera des couts de maintenance élevé, si le bâtiment est bien isolé, le contrat de maintenance coutera cher, les matériaux qui seront à remplacer idem pouvons-nous , nous le permettre ?
  • Alors que la ville de Saint leu la foret s’inscrit dans un agenda 21, je comprends mal la compatibilité de ce projet avec l’agenda 21, on nous explique d’un côté qu’il faut faire des économies d’eau, de chauffage et nous allons construire un bassin olympique ? il y a là je pense matière a réfléchir
  • Vous indiquez que seul sarcelle dispose d’un bassin olympique, la communauté d’agglomération de Roissy pays de France ou se trouve sarcelle représente 350 000 habitants, un budget de fonctionnement de 291 000 000 euros et 100 000 000 d’investissement, valparisis 250 000 habitants, un budget de fonctionnement de 158 000 000 et d’investissement de 26 000 000…peut-on réellement se comparer ? à mon sens non, que sarcelle se paie une bassin olympique si il en ont les moyens très bien, mais nous ne jouons pas dans la même catégorie
  • On peut imaginer ces 38 000 000 d’euros investit dans d’autre projet, des voies cyclable, des parcs, de la rénovation énergétique, il y a tant à faire dans ce domaine..
  • Saint leu la foret voit fleurir en lieu et place de belle meulière des immeubles, construire ce bassin sur une zone qui pourrait voir abriter des logements est difficilement compréhensible, saint leu dispose d’une vaste zone où elle pourrait construire un bel espace avec des parcs des voies vertes, faire un projet d’aménagement ambitieux. Avec ce bassin on va sacrifier cet espace inutilisé et construire encore des logements en plein centre-ville, je ne comprends pas la cohérence du projet
  • Je comprends que la piscine actuelle a besoin d’être rénové ( bien que pour un cout de rénovation de 10 millions j’imagine que l’actuelle piscine serait neuve), mais un projet de rénovation au final sera moins couteux en terme de maintenance


En espérant que mes remarques seront entendu, je vous souhaite une bonne journée
Cordialement

Olivier LEMBEYE, 8 rue d’Ermont, 95320 Saint leu la foret


Remarques consécutives à l'enquête publique / Avis sur le projet de piscine olympique sur St Leu Taverny

RD 502 :

La mise en place de nouvelles constructions change la perspective historique du quartier des Cancelles, en particulier pour les habitants du lotissement sotué entre le bois des Cancelles et la RD502.
Aussi, serait-il bon de prévoir le long de la RD 502, une plantation d'arbre de grande taille pour :

  • Assurer une continuer végétale entre Taverny et Ermont tout en faisant écho aux plantations de Cerisier longeant la RD 502, et à minima entre la rue Jean Jaurès et la rue Cognacq Jay
  • Isoler du bruit de l'A115 les nouvelles constructions
  • Masquer la nouvelle perspective pour les pavillons situés au sud-ouest de la ville près du bois des Cancelles, qui n'ont plus de vue sur la forêt de Montmorency mais sur la résidence Arboreal

Bois des Cancelles :

La présence de ce bois à proximité immédiate de la future piscine intercommunale, présente un intérêt majeur, aujourd'hui inexploité pour la qualité de vie des St Loupiens et pour l'accès via des voie douces à ce futur équipement.
Pouvoir intégrer dans le futur espace paysager de ce bois un parcours sportif présenterait un intérêt double :

  • Pour les sportifs St Loupiens qui y trouverait le prolongement naturel de l'aménagement vers le futur réaménagement de la 5ème avenue
  • Comme terrain d'échauffement, en complément du stade d'athlétisme de Taverny, pour les athlètes qui seront amenés à venir s'entrainer ou participer à des compétitions sur ce site

Tourisme :

La future piscine de St Leu – Taverny a été retenue comme centre de préparation aux Jo de Paris 2024.

De même le stade Municipale été mis aux normes nationales et a également été retenu comme centre de préparation aux JO de Paris 2024. Celui-ci accueil d'ailleurs déjà des matchs amicaux internationaux.
Enfin, St Leu La forêt ambitionne de décrocher le label « Ville d'art et d'histoire », susceptible d'augmenter l'attractivité touristique de notre territoire et du bassin de la vallée de Montmorency.
La conjugaison de cet évènement mondial auquel St Leu La Forêt va participer au travers de ces deux sites mais aussi de ce label, doit s'accompagner de capacités hôtelières pour héberger :

  • les athlètes et délégations qui viendront s'entrainer sur notre territoire,
  • sur du plus long terme pour, pouvoir prétendre à l'organisation de compétitions nationales et internationales
  • des touristes qui viendront dans le cadre de cet évènement ou pour profiter des sites remarquables de St Leu et de la vallée de Montmorency

St Leu ne dispose en effet d'aucunes capacités hôtelières, la plus proche étant le Campanile de Taverny.

Laurent Leroux


Monsieur le Commissaire Enquêteur,

Domicilié à Saint-Leu-la-Forêt depuis plus de 60 ans, j’ai connu la construction de la piscine actuelle. Savoir qu’un nouvel équipement nautique va voir le jour est très satisfaisant. En effet, l’actuel devient vétuste et surtout mal adapté aux besoins des Saint-Loupiens.

Voir notre ville se doter d’équipements à la pointe de la modernité avec notamment un bassin olympique ne peut que nous réjouir d’autant plus que ce projet prévoit des espaces verts, espaces de promenade...

Souhaitant que ces réflexions puissent vous aider dans la rédaction de votre rapport,
Cordialement

Didier Codron


Monsieur le Commissaire-Enquêteur,

La modification du PLU en vue de rendre constructible cet espace pour le projet de complexe nautique présenté est à mon sens dangereuse et va à l’encontre des intérêts de notre ville.

En effet, cette demande de modification du PLU révèle que l’équipe municipale en place œuvre depuis de nombreux mois sur un projet qui requiert d’artificialiser plusieurs hectares d’un des derniers espaces naturels dont dispose Saint Leu la Forêt.

Pourtant cette même équipe a publié le mois dernier son AGENDA 21, où il est clairement indiqué dès le premier Défi « co-construit avec les habitants » (page 8) « Concerter les Saint-Loupiens sur l’aménagement du Bois d’Aguère » et « Mettre en œuvre une gestion différenciée de cet espace afin d’y favoriser la biodiversité ».
Ce projet est donc soit incohérent avec le programme de la Mairie pour la ville, soit mu par des intérêts qui vont à l’encontre des souhaits des Saint-Loupiens.

À ce jour, la Mairie n’a pas présenté ce projet à ses administrés :

  • son mode de décision d’un tel équipement
  • le choix du site
  • les impacts de l’artificialisation des sols pour la flore, la faune et les riverains
  • les répercussions pour les usagers de la piscine actuelle (associations et particuliers) en termes d’accès (éloignement) et d’utilisation de la piscine (disponibilité des activités actuelles, fonctionnement d’un complexe pouvant accueillir 1.000 personnes)
  • les coûts du projet et les coûts des alternatives au projet (la rénovation de la piscine, entre autres)
  • les prévisions dans son modèle économique, et l’analyse de risques sur la gestion des finances de la ville en cas d’erreur de prévision
  • le mode de réalisation de l’engagement de construction pris vis-à-vis de l’Etat pour l’acquisition du terrain

À ce jour, les éléments avancés (dossier fort volumineux, avec pourtant des études insuffisantes tel que signalé par la MRAE), ainsi que le déroulement de l’enquête (déficit d’information par la Mairie sur l’enquête publique, ajout d’éléments importants après le démarrage de celle-ci) ne permettent pas une prise de décision sur des bonnes bases.

Si l’on peut comprendre l’empressement de certains de saisir des financements publics à l’occasion des JO 2024, on ne peut pas accepter qu’un projet avec de telles conséquences potentielles dans le long terme soit décidé de cette façon.

Je m’oppose donc à la révision du PLU en l’état et vous demande de prendre en compte cet avis dans l’élaboration de votre rapport d’enquête.

Bien cordialement,

Julio CASTRO, 11 rue d’Ermont , 95320 Saint Leu la Forêt


Monsieur le commissaire enquêteur,

Je porte à votre connaissance mon soutien total à la contribution d'ACSL (Ami des cèdres de St Leu) concernant la modification du PLU.

En vous remerciant de tenir compte de leurs arguments, veuillez recevoir mes sincères salutations.

Mme Bourgarel Violaine, 43 rue de la marée, St Leu la Foret


Monsieur le commissaire-enquêteur,

Je vous écris dans le cadre de l'enquête publique relative à la modification n°2 du PLU pour vous faire part de mon opposition à cette modification.

1/ A titre liminaire, je tiens à souligner le manque d'accessibilité aux documents de cette enquête publique sur le site internet de la ville de Saint-Leu-la-Forêt.

L'article 4 de l'arrêté n° 2020-45 du 29 septembre 2020 prévoit un espace dédié sur le site internet de la ville. Or, cet espace dédié n'existe pas. Sur la page "Cadre de vie" de l'onglet "Découvrir sa ville", où se trouvent les documents relatifs au PLU, et où auraient dû figurer en toute logique les documents relatifs à cette enquête publique, il n'y a aucune information.

En pleine période de confinement, je trouve regrettable que les saint-loupiens n'aient pas pu avoir facilement accès à ces documents en ligne.

De plus, je m'étonne que des documents (réponses de la MRAe et avis de la Préfecture) aient été ajoutés au dossier courant novembre, alors que l'enquête publique était déjà ouverte depuis le 19 octobre 2020. Le courrier de la MRAe est particulièrement important puisqu'il donne son avis sur le projet de modification du PLU s'agissant des impacts sur l'environnement.

A mon sens, cela nuit à l'information des saint-loupiens et fausse l'enquête publique puisque les riverains qui ont consulté les documents avant l'ajout des courriers de la MRAe et de la Préfecture n'ont pas eu connaissance de ces informations.

Je regrette par ailleurs que l'avis de l'Agence des espaces verts de la région Ile de France n'ait pas été sollicité, compte tenu de l'impact du projet sur un espace naturel de 5,5 ha. Je n'ai pas non plus trouvé l'avis de la commune du Plessis Bouchard, commune pourtant limitrophe.

2/ Je suis défavorable à ce projet de piscine olympique pour les raisons suivantes :

  • l'emplacement du projet : le projet tel que présenté va entraîner l'artificialisation du bois d'Aguère, un espace naturel 5,5 ha constitué d'anciennes parcelles agricoles. Il aura donc un impact négatif important sur l'environnement et la biodiversité. Cet espace vert fait partie des rares parcelles non encore artificialisées du secteur et il doit donc être préservé. Il est identifié comme un espace "rare et précieux dans la nappe urbaine" dans le document étude Loi Barnier (page 24).

    Ce choix est contraire aux orientations du PADD de Saint-Leu-la-Forêt (qui prévoit notamment, comme orientation, la mise en valeur du bois d'Aguère et insiste sur le fait que les projets ne doivent entraîner aucune consommation d'espaces naturels) et aux objectifs de l'Agenda 21 (l'un des défis étant pourtant de favoriser la biodiversité du bois d'Aguère...).

    De plus, l'emplacement choisi est très excentré (loin des gares routières, des arrêts de bus, des écoles), et va donc générer une augmentation du trafic routier sur ce secteur et donc une pollution supplémentaire. Ce site est d'ailleurs identifié comme un réservoir de biodiversité et comme un poumon vert participant efficacement à la lutte contre la pollution de l'air à proximité de l'A115.

    Pour toutes les raisons précitées, le projet aura donc un impact négatif (cadre de vie, santé) pour les riverains situés dans ce secteur.

    Je rappelle en outre qu'il se situe à proximité (300 mètres) d'un site classé (Château et parc de Boissy).

    Pourquoi ne pas avoir choisi l'emplacement actuel d'une des deux piscines (Taverny ou Saint-Leu) ? Qu'est-ce qui justifie qu'on artificialise un espace naturel ? N'y avait-il pas une solution de substitution plus raisonnable et moins impactante sur l'environnement ? L'étude environnementale réalisée est manifestement insuffisante.
  • le projet en lui-même : il s'agit d'un projet surdimensionné pour deux villes qui comptent au total moins de 45.000 habitants. En outre, une piscine olympique existe déjà à Sarcelles et il y a 3 centres aquatiques récents dans le secteur. Le taux de fréquentation prévisionnel justifie-t-il réellement une piscine olympique ? Quels seront les coûts d'entretien d'un tel équipement? Une étude d'impact a-t-elle été réalisée? Je regrette le manque de transparence de la municipalité sur toutes ces questions.
  • une partie du projet (équipement destiné à la production d'énergie renouvelable) est finalement abandonnée. Est-ce que cela ne nuit pas à l'équilibre global du projet ? à l'information des organismes qui se sont prononcés sur un projet global piscine olympique + équipement destiné à la production d'énergie renouvelable ?

Bien cordialement.

Karine Le Petitcorps, 87 rue Michelet, 95320 Saint-Leu-la-Forêt


Monsieur le Commissaire-Enquêteur,

Je vous fais part de mon avis défavorable à la 2ème modification du PLU pour les motifs suivants :

  • la publicité de cette enquête a été limitée : elle ne figure pas en information du moment sur le site de la ville, je n'ai vu aucune information sur le panneau à l'entrée de la ville, elle n'est pas non plus relayée sur la page Facebook de la ville ou celle de Mme la maire.
  • Il s'agit de la 2ème modification du PLU depuis le résultat des élections municipales, alors que durant toute la campagne la majorité nous a martelé que notre PLU était protecteur et que le modifier aurait pour conséquence de bétonner davantage la ville.
  • De nouveaux documents ont été ajoutés en cours d'enquête, ce dossier est complexe pour les non-initiés. Ainsi, la durée de l'enquête devrait être prolongée afin que les Saint-Loupiens puissent en prendre connaissance et comprendre les divers enjeux de cette modification.
  • De ce que je comprends du rapport de la MRAE, il y a un risque pour l'environnement : impact sur la faune et la flore et la santé des habitants. Cela devrait primer sur le développement d'un équipement sportif dont il n'a pas été démontré l'impérative nécessité.
  • Le choix de l'emplacement de la future piscine pose question d'un point de vue accès et circulation. Cette dernière augmentera par conséquence, alors que la sortie du centre commercial Les Portes de Taverny est plus que saturée. Également, il y aura donc une augmentation du niveau de pollution du fait du transfert des utilisateurs de 2 piscines vers un même lieu qui de plus est excentré des écoles Saint-Loupiennes (et Tabernaciennes) utilisatrices.
  • Le dossier ne fait pas apparaître le détail estimatif des travaux et aménagements du futur espace versus le coût de remise en état et de maintenance des actuelles piscines.
  • Aussi, je n'ai pas repéré la totalité de la compensation de la future bétonisation de cet espace protégé. L'absence de compensation est en inadéquation avec l'urgence environnementale de maintenir des poumons verts sur l'ensemble du territoire de Saint-Leu-la-Forêt.

Je vous remercie pour la prise en compte de mes remarques.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Commissaire-Enquêteur, mes sincères salutations.

Lucie Valléau


Monsieur le commissaire enquêteur,

Après notre rencontre lors de votre permanence du samedi 14 novembre, nous vous remercions de bien vouloir prendre connaissance de nos remarques et interrogations suivantes.

Premièrement, nous attirons votre attention sur l’absence de concertation publique préalable dans le cadre de ce projet pourtant très important pour une collectivité comme la nôtre (budget estimé de 38 Millions d’euros). Ce budget prévisionnel à lui seul pose question dans le contexte dramatique de crise sanitaire, environnementale, sociale et économique que nous traversons. Afin de permettre au public de se faire une idée complète de la question, de nombreux points demeurent à nos yeux flous, et notamment du fait de cette absence d’information et d’échange avec les habitants.

Deuxièmement, d’une manière générale, il apparaît que le volet environnemental de ce dossier n’a pas été publiquement partagé avec la population :

  • La Mission Régionale d’Autorité environnementale (MRAe) a rendu un avis en septembre qui pointait un certain nombre de manques et soulevait des questions importantes quant à l’impact environnemental de ce projet. Les réponses de la ville à ces recommandations ne sont apparues dans le dossier soumis à l’enquête que tardivement, après que nous avons interrogé Mme la maire au sujet de l’absence de ces réponses. Cette pièce absente du dossier pendant la première phase de l’enquête n’a pas permis une information complète des habitants qui l’ont consulté.
  • l’avis d’enquête publique publié en amont de la procédure n’est pas conforme, car il ne mentionne pas l’existence de l’évaluation environnementale, ce que prescrit pourtant l’article L123-10 du code de l’environnement.
  • Notre demande de communication du dossier, invoquant l’article L123-11 du même code de l’environnement, a essuyé un refus au motif que le dossier n’était pas encore complet. Néanmoins, l’enquête s’est ouverte avec un dossier incomplet, puisque des pièces ont été ajoutées en cours d’enquête, comme indiqué plus haut, et il nous semble dommageable pour le sérieux et la qualité de l’enquête conduite qu’un tel dossier demeure incomplet jusqu’au jour de son ouverture au public (y compris, donc, pour vous-même, chargé de veiller au bon déroulement de l’enquête et d’éclairer les habitants devant l’épaisseur de ce dossier).
  • Rien n’a été mis en œuvre pour l’information et la consultation du public dans le cadre de cette évaluation environnementale. Le dossier n’en rend pas compte, et nous n’avons pas eu connaissance d’une quelconque information, encore moins de consultation du public sur ce dossier lors de cette évaluation. C’est pourtant ce que prévoit la directive européenne citée page 6 du résumé non technique de l’évaluation environnementale qui figure au dossier.
  • La présentation du dossier sur le site internet de la ville est déplorable eu égard aux moyens techniques contemporains et cela montre également le peu de volonté quant à favoriser la participation du public : le rapport de présentation y est divisé en 17 tronçons dont les césures semblent parfaitement arbitraires. Pire, ces tronçons y sont simplement numérotés sans aucune indication des éléments qu’on y trouve, ni-même des numéros de pages, ce qui permettrait à qui se lance dans l’étude du document de pouvoir s’y retrouver tant soit peu grâce au sommaire. Nous saluons d’autant plus le courage et la motivation des habitants qui auront pris la peine de s’y intéresser.
  • Notons également que l’accès au dossier et à l’espace numérique dédié se situe en page 2 des « actualités » sur le site de la ville. Nous considérons qu’un accès direct depuis la page d’accueil est un minimum pendant la durée de l’enquête. -Un autre article sur le site de la ville (https://www.saint-leu-la-foret.fr/fr/une-futurepiscine-olympique-a-saint-leu-la-foret.htm) annonce le projet, et écarte les problématiques environnementales au motif qu’on ne « toucherait pas au bois », des informations quant aux études sur les coûts et l’amortissement y sont énoncées par Mme la maire, on y évoque un cahier des charges et une consultation des associations et des écoles (qui ne figurent pas dans le dossier d’enquête publique)… Malheureusement, cet article vante le projet comme s’il était certain de voir le jour, et ne mentionne pas même l’existence de l’enquête publique en cours…


Troisièmement, il s’agit pourtant d’ouvrir à l’urbanisation un espace naturel jusqu’ici préservé et la justification du choix de cet emplacement est problématique. La Mission Régionale d’Autorité Environnementale l’avait pointé dans son avis. La réponse de la ville reste incomplète de ce point de vue. Comme nous vous l’avons exposé lors de notre entretien, il nous semble indispensable de disposer d’évaluations chiffrées et de données précises concernant la justification du projet, avant d’en permettre la réalisation par cette modification. De nombreuses questions concernant le projet, et que nous avons adressées à Mme la maire, sont à ce jour restées sans réponses (impact sur les usagers de loisir et scolaires, déplacements allongés occasionnés par la disparition des deux piscines de proximité, modalités de transports mis en œuvres, coût de la destruction et désaffectation de ces deux équipements déclarés vétustes)…

Quatrièmement, parmi les réponses de la ville à l’avis et aux recommandations de la MRAe (Mission Régionale d’Autorité Environnementale) un certain nombre d’autres points (hors la justification insuffisante du choix d’emplacement du projet) restent sans réponses, par exemple, l’état initial de l’environnement repose sur une prospection réalisée sur une seule journée et ne couvre pas toutes les saisons, contrairement à ce que recommande la MRAe. Les réponses de la ville quant à l’imprécision pointée par la MRAe au sujet de l’évaluation environnementale demeurent peu précises en n’indiquant pas clairement quelles évolutions du document soumis au public ont été provoquées par ces recommandations (méthodologie, indicateurs de suivis, prospection faune-flore…).

Cinquièmement enfin, L’EBC (espace boisé classé) qui figure dans le projet de modification du PLU , sur le plan de zonage (voir focus sur la future zone UE), et destiné à jouer le rôle de tampon entre le lotissement voisin et la future construction, s’arrête avant la fin du lotissement, de sorte que le « tampon » demeurera incomplet. Nous formulons ici une suggestion destinée à améliorer ce point : si malgré le flou et les questions qui subsistent, cette modification devait être adoptée, il serait judicieux de prolonger cet EBC de manière à protéger l’ensemble des habitations du lotissement voisin.

Pour conclure, devant la difficulté (du fait des manques signalés ci-dessus) de nous assurer que le projet s’inscrit dans une démarche parfaitement responsable du point de vue environnemental, économique, social, et soucieux de nous assurer que ce centre aquatique ne rejoindra pas le cortège funeste des désastres économiques et écologiques qu’a pu engendrer dans le passé l’aveuglement olympique, nous considérons qu’accorder un avis favorable à cette modification, en l’état, serait une erreur.

Avant d’acter cette modification (qui serait le feu vert pour un projet monté sans concertation avec les habitants), il nous semble absolument nécessaire que l’ensemble des habitants de Saint-Leu et Taverny soient invités à une véritable concertation sur l’opportunité d’un tel projet, ainsi que sur son impact environnemental. Cette zone de la trame verte a besoin d’une valorisation et elle peut constituer un carrefour pour les cheminements piéton et cycliste entre les villes du Plessis-Bouchard, Franconville, Beauchamp, Taverny et Saint-Leu, en connectant Taverny et Saint-Leu à la plaine de Boissy, notamment grâce au pont désaffecté qui enjambe, non loin, l’A115. Le projet de centre aquatique n’est pas indispensable à cet aménagement, ni à la valorisation du secteur voulue par le PADD (plan d’aménagement et de développement durable) et les OAP (orientations d’aménagement et de programmation) actuels du Plan Local d’Urbanisme en vigueur.

Nous vous remercions pour l’attention que vous porterez à nos remarques dans la formulation de votre avis à l’issue de cette enquête publique, et vous prions de recevoir, M. le Commissaire Enquêteur, nos sincères et respectueuses salutations.

Les élus du groupe DASL : Aline Roger, Anne-Sophie Jacqueson, Michaël Esselin, Eric Jacquot, Alain Lery et Loïc Vidal.


Voir les remarques de l'association ACSL - Amis des cèdres de Saint-Leu

ACSL - Amis des cèdres de Saint-Leu 93 Chemin des Claies 95320 Saint-Leu-la-Forêt


Je suis contre ce projet qui a un coût phénoménal en cette période de grande difficulté économique actuelle et à venir avec les conséquences de la crise du covid 19. Les 2 piscines actuelles remplissent leur office et peuvent être améliorées si nécessaire. De plus les espaces verts situés sur ST Leu Taverny autour l'a115 sont nécessaires et doivent être préservés, sans construction supplémentaire.

Françoise Neyrolles, 60 rue du maréchal Foch, 95150 TAVERNY


Bonjour,

La construction de centre aquatique est une nécessité pour la ville de
St leu et de Taverny.

En effet les 2 piscines existantes sont obsolètes. elles fuient sont des
passoires énergétiques ...

Avec cette nouvelle piscine comportant plusieurs bassins dont un bassin
olympique (le 2ème du val d'oise) St leu et Taverny se doteront d'une
piscine aux dernières normes en matière de sécurité, d’énergie. Le coup
d'exploitation sera inférieur au coup actuel des 2 piscines.

Il est donc nécessaire de faire cette modification du PLU

Stéphane ROUSSAKOVSKY, 2 rue François COUPERIN, 95320 Saint-Leu-La-Forêt


Monsieur le commissaire enquêteur,

Je vous écris dans le cadre de l’enquête publique relative à la modification numéro 2 du PLU

Étant donné que le dossier mis à disposition du public

  • ne présente pas la justification du futur projet, ni en terme de taille ni en terme de lieu géographique
  • ne présente pas les alternatives raisonnables à ce projet de piscine qui apparait démesuré puisque 4x plus grand que les 2 piscines qu'il est censé remplacer
  • ne présente pas les impacts des usages actuels des piscines au regard du futur projet (impacts sur les déplacements, sur les tarifs, sur les associations , sur les coûts de fonctionnement...
  • ne présente pas de mesures compensatoires à la destruction de 3ha d'espaces naturels
  • ne présente pas de projet de production d'énergie renouvelable (puisque le projet est annulé)
  • ne présente pas de façon impartiale les avantages et inconvénients du projet de piscine olympique
  • ne présente pas une étude environnementale digne de ce nom (étude de l’environnement à effectuer sur plusieurs saisons, en précisant la méthodologie)
  • est incomplet et ne présente pas les arguments de compatibilité avec les orientations telles que le SDRIF
  • est en opposition avec l'Agenda 21 qui prévoit de favoriser la biodiversité du Bois d'Aguère et de co-construire son aménagement avec les Saint-Loupiens
  • ne présente par les réponses aux recommandations de la MRAE qui remettent en cause la conformité du dossier, la qualité de l’enquête environnementale

Il est impossible d'y donner un avis favorable en l'état.

Quelle mauvaise pratique de faire passer les modifications de PLU sans faire connaitre au public le projet. Parce qu'une fois le PLU validé , un permis de construire affiché, si le public se rend compte que le projet ne correspond pas a ses attentes , il sera trop tard car le projet sera conforme au PLU.

Il serait préférable et honnête de présenter le projet en amont, d'en discuter , de l'adapter avec les citoyens et leurs attentes préalablement à toute modification du PLU.

Aussi je m'interroge si les Saint Loupiens souhaitent à tout prix ce projet ?

Des articles parus dans la presse il y a quelques temps (https://actu.fr/ile-de-france/pontoise_95500/la-ville-veut-une-piscine-olympique_12185047.html) montrent qu'il s'agit d'un projet tracté par la Maire de Taverny pour répondre à son problème d'équipe de Water Polo déclassée.

Saint-Leu doit-il sacrifier sa foret, ses espaces naturels pour les besoins mégalo d'une commune voisine ?

En tant que Saint-Loupien raisonnable, je m'oppose à cette modification de PLU et je vous recommande, monsieur le commissaire enquêteur, d’émettre un avis défavorable au regard des défaillances de complétude du dossier détaillées ci-dessus.

Cordialement

Christophe LEFEBVRE, Saint-Loupien


Madame, Monsieur,

Je suis très favorable à cette modification de PLU qui permettra de réaliser un très beau projet de piscine Olympique.

Cette nouvelle piscine dotera notre ville d'un équipement moderne pour les habitants, les associations et les écoliers tout en préservant l'environnement grâce à un établissement économe en énergie et implanté dans un environnement verdoyant et paysager.

Cela permettra à St Leu comme à Taverny de remplacer leurs équipements vétustes en faveur d'un espace de sport et de loisirs aux dernières normes environnementales et donc plus économique.

Cordialement.

Peggy Xavier, 10 rue du Château, 95320 St Leu la Forêt


Bonjour,

Toujours la même méthode employée par notre majorité municipale depuis tant et trop d'années.

On propose des modifications de PLU pour mener des projets structurant notre ville sans informer et consulter les Saint Loupiens sur ces dit-projets: on met la charrue avant les boeufs! On nous demande de discuter de la couleur de la voiture dont on ne sait rien d'autre!

C'est pourquoi j'apporte mon entier soutien aux contributions des associations ACSL et DASL qui ont travaillé pour exploiter un dossier volumineux mais encore partiel qu'il est difficile –et encore plus en cette période très compliquée- de pouvoir examiner seul dans son coin.

Très cordialement

Hervé RADUREAU, 14, rue Voltaire, 95320 Saint Leu La Forêt


Bonjour,

je suis favorable à ce projet de piscine intercommunautaire suite à la lecture du dossier présenté sur le site de la ville.

On y comprend bien l'intérêt pour la collectivité des villes du Val d'oise avoir un tel équipement pour les sportifs de haut-niveau, pour les écoliers et lycéens et pour les nageurs du dimanche comme moi.

L'intérêt économique est bien expliqué (une piscine économe plutôt que deux énergivores.

Au point de vue écologique, de nombreux projets se conjoints à cette construction:

  • valorisation du bois d'Aguère,
  • création de circulation douce avec les communes avoisinantes et l'intercommunalité Val Parisis,
  • création d'une coulée verte depuis le centre-ville (Gare) et la future piscine,
  • amélioration des déplacements vers tus les quartiers de la ville,
  • une zone boisée équivalente et mieux placée sera aménagée sur la ville de Taverny, ...

Au point de vue social, de nombreux jeunes de la région pourront être intéressés pour accompagner l'aventure olympique et les nombreux athlètes qui s'entraîneront dans cette piscine.

Le commerce de la région devrait également profiter de cette manifestation mondiale présente grâce à la proximité de cette piscine.

De nombreuses entreprises et travailleurs locaux seront occupés pendant cette construction.

Bravo pour ce beau projet qui nous réjouit déjà pour l'avenir .... et nous éloigne de la morosité actuelle liée à la crise sanitaire.

Bien cordialement.

Jean-Michel et Edwige Detavernier


A l'attention de Monsieur le Commissaire enquêteur,

Objet : enquête publique sur la modification n°2 du PLU de la ville de Saint-Leu-la Forêt

Monsieur le commissaire enquêteur,

Après consultation du dossier de projet de modification du PLU sur le site de la ville, et des commentaires y afférant, je tiens à vous faire part de mon adhésion aux interventions :

  • questions et commentaires de « Décidons autrement Saint-Leu »,
  • ainsi que : avis des « Amis des cèdes de Saint-Leu ».

Je suis une fois de plus consternée de voir que l'enquête publique commence avec le début des vacances scolaires (moment où les habitants sont susceptibles d'être éloignés de la ville), et se poursuit pendant cette période difficile de confinement.

Cette modification du PLU, qui vise à ouvrir à l'urbanisation un espace naturel protégé, 5,5 ha du bois d'Aguère, un des derniers encore non artificialisés du sud de la commune, va donc permettre le démarrage d'un projet important et coûteux (on parle de 38 millions d'euros), alors que nous, habitants, n'avons pas eu d'informations autres que très vagues sur la justification de ce projet de piscine olympique et son impact sur l'environnement.

La Mission Régionale d'Autorité Environnementale (MRAe) a souligné un certain nombre de questions (analysées dans l'avis des « Amis des cèdres de Saint-Leu ») qui restent inquiétantes et nous conduisent à demander avec insistance, avant toute décision qui nous concerne dans notre vie quotidienne, une information structurée et une concertation.
(juste un exemple : quelle conséquence pour la vie des enfants, des scolaires, et plus largement de tous les usagers, la disparition de 2 piscines de proximité : Saint-Leu et Taverny ...)

Je veux donc vous demander de surseoir à un avis favorable qui acterait cette modification du PLU, laquelle modification est en désaccord avec les intentions inscrites dans « l'Agenda 21 » défendues par la municipalité et le PADD – projet d'aménagement et développement durables - du PLU actuellement en vigueur.

Je vous remercie de l'attention que vous porterez à mes remarques, et vous prie de croire, Monsieur le commissaire enquêteur, en l'expression de ma considération.

Martine Bourgarel, 5 rue Guynemer, 95320 Saint-leu -la forêt


Monsieur le commissaire enquêteur,

Lors d'une précédente et récente enquête publique auprès des citoyens saint loupiens , j'avais déjà exprimé le pourquoi de mon désaccord avec ce qui nous avait été présenté. Le commissaire en charge de l'enquête avait entendu les différentes remarques, et était en accord avec certaines. Quelle fut notre désagréable surprise et incompréhension à la lecture de ses conclusions. Alors, c'est avec peu d'illusions que je vous soumets mes remarques.
Il faut savoir que ce projet existe pour permettre l'entraînement des futurs participants aux jeux olympiques en 2024, et non pour répondre à un besoin ! C'est honorable bien sûr mais est-ce que cela justifie un tel désastre écologique et économique quand on connaît la petite fréquentation de la piscine actuelle ?! Y a -t-il eu une étude de marche pour connaître la viabilité d'un tel projet à long terme !? Car on n'est plus dans l'ère du gigantisme, mais dans l'ère du raisonné, du raisonnable !, va -t-on continuer à croire que l'on peut vivre comme avant, aveugles et sourds à tout ce qui se passe ici et ailleurs, quand les économistes sensés nous disent que nous devons envisager notre société différemment afin qu'il y ait une place pour chacun, homme, animaux et nature en harmonie. Et les engagements de la France lors de la Cop 21 et ceux de la ville avec l'agenda 21 que deviennent-ils ? Il y a d'autres moyens il me semble, de mettre les projecteurs sur une ville, avec des projets moins coûteux, en phase avec le respect de la nature, et de l'environnement, en adéquation avec les besoins existants, en prenant le temps de faire les choses comme il faut avec les citoyens et non contre !

Cordialement,

Véronique Wolanski


Monsieur le Commissaire Enquêteur,

Je me prononce contre le projet de Piscine Olympique porté par Val Parisis qui est démesuré, beaucoup trop coûteux en ces temps où l’argent public est rare et particulièrement destructeur sur le plan environnemental.

En outre, personne ne sait aujourd’hui si les Jeux Olympiques de 2024 auront bien lieu tant la période est incertaine.

Continuer dans cette voie n’est pas « ambitieux » mais s’apparente plus à une inquiétante course en avant qu’à une gestion de « bon père de famille ».

Pour finir, les « compensations » environnementales mises en avant n’arriveront pas à équilibrer les nuisances dues au chantier qui sera long, à la coupe des arbres anciens, à une gabegie d’eau et d'énergie et à l'artificialisation des sols.

Ne reproduisons pas les erreurs passées mais essayons d’en tirer les conséquences et de consacrer l’argent de tous les citoyens à des projets véritablement utiles.

Sincères salutations,

Catherine BERNARD


Monsieur le Commissaire Enquêteur,

Tabernacienne élue depuis mars 2020, je viens vous faire part de mon désaccord quant au projet de piscine olympique, projet dantesque au coût exorbitant.
38 millions d’investissement sans la moindre concertation des populations de l’agglomération, et encore moins des populations locales, et sans budget de fonctionnement connu à ce jour !

Un coût démesuré pour un équipement à visé olympique :

Quand on se souvient que Paris a remporté les JO de 2024 parce qu’aucune autre ville ne souhaitait les organiser au regard du gouffre financier que l’organisation d’un tel évènement engendre ( TOKYO : 11.5 Milliards d’euros / LONDRES 14 Milliards d’euros/ ATHENES 8.9 Milliards d’euros...) Paris dont le Budget initial était estimé à plus de 6 Milliards d’euros a « baissé la voilure » au regard de la crise sociale et économique sans précédent que le monde traverse.

La France a engagé pas moins de 500 Milliards d’euros pour soutenir l’économie lors de la 1ere vague, somme qui pourrait augmenter car nous sommes loin d’être sortis de cette crise.

Au regard de cette situation, de toutes ces personnes qui ne pourront pas bénéficier d’aide publique et qui risquent de sombrer, une telle dépense est indécente.

Et qu’adviendra-t-il une fois les JO passés ? Quel coût de fonctionnement pour l’entretien d’un tel bâtiment ? Les JO passeront, l’équipement restera et sera probablement sous utilisé, avec des coûts de fonctionnement identiques !

Taverny et Saint Leu la Forêt disposent chacune d’une piscine, certes pas olympique et qui nécessitent d’être mises aux normes, à un coût nettement moindre que celui de cette nouvelle construction.
Je n’ai pas encore évoqué l’impact écologique d’une construction de cette ampleur sur un tènement de 6 ha quand le temps est à la réduction de l’artificialisation des sols. La MRAe a rendu un rapport négatif quant à l’impact de la construction de cette piscine.

Dans ce projet la ville de TAVERNY ne supportera que les dessertes qui se concrétisent notamment par la création d’un rond point à la sortie du parking de AUCHAN, jamais présenté comme étant un projet lié à la construction de cette piscine, mais au fait que le parking était dangereux. ; entre autre du fait de l’accès impossible des pompiers. Ledit accès existe mais fait partie du tènement de la piscine et sera de fait détruit dans l’aménagement prévu.

Voilà, Monsieur Le Commissaire Enquêteur ce que je souhaitais porter à votre connaissance

Vous souhaitant bonne réception des présentes

Bien cordialement

Catherine THOREAU


Monsieur le commissaire enquêteur,

Ce projet de piscine sur les terrains de St-Leu et Taverny me semble inadapté à plus d’un titre.

Cette nouvelle piscine constitue une nouvelle artificialisation de sols, au moment où, l’urgence climatique doit nous amener à préserver les espaces végétalisés, particulièrement en milieu urbain.

Les observations de la Mission Régionale d’Autorité Environnementale témoignent du manque d’attention apportées dans ce domaine.

L’ampleur de ce projet apparait surdimensionné au regard de l’utilisation actuelle des piscines de Taverny et St-Leu. Le cout annoncé de 38 millions est exorbitant, avec une réelle inquiétude sur les couts de fonctionnement et leurs incidences pour la collectivité.

Un tel projet ne peut se faire sans concertation à minima de la population des deux communes, or aucune consultation n’a été organisée. Pire, et on le voit encore aujourd’hui, les éléments de ce dossier n’ont pas été présentés ou que très partiellement précisés.

Dans un contexte environnemental, sanitaire et économique très compliqué, on ne peut se permettre ce genre de projet démesuré et non concerté.

C’est pourquoi, j’émets un avis très défavorable à ce projet.

Franck CHARTIER, 6, rue Charles Péguy, 95150 TAVERNY


"Ce qui ce conçoit bien s'énonce clairement" (Nicolas Boileau)

Le cœur du sujet n'est sans doute pas là mais il est indispensable de citer les conditions matérielles dans lesquelles l'enquête s'est déroulée :

  • accessibilité au dossier et lisibilité peu transparente de celui-ci sur le site de la ville,
  • affichage ne mentionnant pas clairement le périmètre de l'enquête: l'enquête n'aurait -elle eu qu'un seul but : mettre en conformité le PLU afin de rendre urbanisable la zone AU1 qui avait été conservée à proximité de zones naturelles pour des objectifs bien différents dans le domaine environnemental que celui présenté aujourd'hui, à savoir l'urbanisation d'un espace naturel en vue d'y implanter un équipement aquatique,
  • dossier d'une lourdeur épouvantable sans aucune note de synthèse,
  • rapport de présentation dissocié des dossiers d'étude environnementale,
  • pagination (145 pages)du même rapport incohérente avec une fragmentation en 17 coupures illogiques et incompréhensibles des chapitres sans que l'on puisse se rapprocher du sommaire,
  • multiples redondances des textes et/ou des images.

Inutile d'évoquer à nouveau l'absence de véritable concertation avec les populations: à la date d'ouverture de l'enquête la décision semble déjà acquise, l'ensemble des collectivités concernées ayant validé le projet.

L'aspect financier et économique est survolé dans le dossier et l'on aurait aimé y voir :

  • une étude comparative détaillée entre le projet et plusieurs alternatives notamment celle qui consisterait à rénover l'existant: investissement de 38 M€ ou rénovation de 10 M€?
  • un plan chiffré à moyen terme : retour sur investissement, frais de fonctionnement, répartition des coûts entre les différents partenaires
  • pourquoi la ville devient-elle propriétaire des terrains puisqu'il s'agit d'un dossier agglo?

Pourquoi ne trouve -t-on pas dans le dossier le protocole entre l'état, les communes de St Leu et de Taverny et la CAVP ? Le dernier cr du Conseil communautaire du 14 septembre est également utile pour se faire une meilleure idée du projet.

Les études environnementales

La MRAe a fait plusieurs études avec la ville depuis juin 2019 pour finalement décider en septembre dernier de notamment prôner la participation du public aux décisions . Un résumé non technique de l'évaluation environnementale a été établi sans qu'il en ressorte une vision claire.

De nombreuses incohérences sont à constater entre l'agenda 21 de la commune et le sort réservé au bois d'Aguère où "l'espace doit être utilisé pour faciliter le biodiversité". Il doit être un élément de développement de trames vertes paysagères en lien avec les terrains de l'ex 5ème avenue. Quid de ce dernier espace dans le cadre du nouveau projet ?

Le projet permettra de sanctuariser les terrains alors qu'il aurait été possible d'y construire 300 nouveaux logements, dixit l'équipe municipale !!

Un nouveau quartier devrait naître autour de cette piscine olympique et l’environnement y serait la préoccupation essentielle ?? . Mais quid des interférences entre réseaux de circulation : le rapport ne dit pas clairement comment s'articulera la nouvelle voirie d'accès avec celle qui est destinée à desservir le centre commercial pour raison de sécurité (projet démarré ??).

La protection sonore des lotissements proches comme les Cancelles est très sommaire.

Le projet immobilier Arboreal est très proche et générera à terme des flux de circulation complémentaires vers le Boulevard Brémond (RD502).Rappelons qu'un pont inutilisé sur l'A115 a été affaire de violentes réactions des habitants à l'annonce de sa mise en service pour alimenter la zone d'activités du Plessis Bouchard. Qu'en est il aujourd'hui?

Que signifie l'urbanité prévue du Bd Brémond?

Quid de l'environnement du château et du parc de Boissy? Le rapport présente des photos qui attesteraient de l'absence de nuisances visuelles de la piscine vers la propriété monument historique. Est ce sérieux ?

Piscine olympique ou piscine familiale ?

Les perspectives olympiques ne sont-elles pas, dans le contexte économique et financier mondial actuel, bien différentes de ce qu’elles étaient au lancement en 2017?

S'engager sur une opération de cette nature est-il raisonnable ?

Disposera-t-on des équipements périphériques (hôtels, réseaux transport, ...) pour les sportifs et les spectateurs. ..

Les JO passés trouvera-t-on un public de tous les jours pour rentabiliser le fonctionnement de ce centre aquatique? Les scolaires, les associations, les clubs de formation iront-ils nager dans un bassin de 50m?

Mais bien sûr on développera l'emploi (travaux de démolition et de construction, etc..) et on artificialisera toujours plus de terrains. L'heure est-elle encore à un tel objectif?

POUR TOUTES CES RAISONS JE M'OPPOSE AU PROJET ET MODIFICATIONS DU PLU PROPOSEES

Gérard Tardif, 8 sente des Potais


À l’attention de Monsieur le Commissaire-Enquêteur,

Devant la difficulté (du fait de manques importants) de m’assurer que le projet s’inscrit dans une démarche parfaitement responsable du point de vue environnemental, économique, social, et soucieux de m’assurer que ce centre aquatique ne rejoindra pas le cortège funeste des désastres économiques et écologiques qu’a pu engendrer dans le passé l’aveuglement olympique, je considère qu’accorder un avis favorable à cette modification, en l’état, serait une grave erreur.

Avant d’acter cette modification (qui serait le feu vert pour un projet monté sans concertation avec les habitants), il me semble absolument nécessaire que l’ensemble des habitants de Saint-Leu et Taverny soient invités à une véritable concertation sur l’opportunité d’un tel projet, ainsi que sur son impact environnemental.

Cette zone de la trame verte a besoin d’une valorisation et elle peut constituer un carrefour pour les cheminements piéton et cycliste entre les villes du Plessis-Bouchard, Franconville, Beauchamp, Taverny et Saint-Leu, en connectant Taverny et Saint-Leu à la plaine de Boissy, notamment grâce au pont désaffecté qui enjambe, non loin, l’A115.

Le projet de centre aquatique Olympique n’est pas indispensable à cet aménagement, ni à la valorisation du secteur voulue par le PADD (plan d’aménagement et de développement durable) et les OAP (orientations d’aménagement et de programmation) actuels du Plan Local d’Urbanisme en vigueur.

KIM BELLAMY


Monsieur le commissaire enquêteur,

Après consultation du dossier de projet de modification du PLU et des commentaires y afférant, je souhaite m’associer à toutes les remarques, questions et commentaires de « Décidons Autrement Saint-Leu », ainsi que l’avis des « Amis des Cèdres de Saint-Leu ».

Je veux donc vous demander de donner un avis défavorable à cette modification du PLU, laquelle modification est en désaccord avec les intentions inscrites dans « l’Agenda 21 » défendues par la municipalité et le PADD – projet d’aménagement et développement durables - du PLU actuellement en vigueur.

Je vous prie de croire, Monsieur le commissaire enquêteur, en l’expression de ma considération.

Nelly BERNARD


À l’attention de Monsieur le Commissaire-Enquêteur,

Devant la difficulté (du fait de manques importants) de m’assurer que le projet s’inscrit dans une démarche parfaitement responsable du point de vue environnemental, économique, social, et soucieux de m’assurer que ce centre aquatique ne rejoindra pas le cortège funeste des désastres économiques et écologiques qu’a pu engendrer dans le passé l’aveuglement olympique, je considère qu’accorder un avis favorable à cette modification, en l’état, serait une grave erreur.

Avant d’acter cette modification (qui serait le feu vert pour un projet monté sans concertation avec les habitants), il me semble absolument nécessaire que l’ensemble des habitants de Saint-Leu et Taverny soient invités à une véritable concertationsur l’opportunité d’un tel projet, ainsi que sur son impact environnemental.

Cette zone de la trame verte a besoin d’une valorisation et elle peut constituer un carrefour pour les cheminements piéton et cycliste entre les villes du Plessis-Bouchard, Franconville, Beauchamp, Taverny et Saint-Leu, en connectant Taverny et Saint-Leu à la plaine de Boissy, notamment grâce au pont désaffecté qui enjambe, non loin, l’A115.

Le projet de centre aquatique Olympique n’est pas indispensable à cet aménagement, ni à la valorisation du secteur voulue par le PADD (plan d’aménagement et de développement durable) et les OAP (orientations d’aménagement et de programmation) actuels du Plan Local d’Urbanisme en vigueur.

Philippe BELLAMY


Je suis contre ce projet écocide et dispendieux. Il y a d'autre façon plus adaptée d'utiliser l'argent public.

L'agglomération est déjà bien pourvue en piscines.

Sébastien Davignon


Monsieur le Commissaire-Enquêteur,
Je vous écris dans le cadre de la modification N°2 du PLU pour vous faire part de mon opposition à cette modification.

1) Ce projet me semble complètement surdimensionné et totalement non adapté aux besoins des saint-loupiens.

La taille de ce projet ainsi que son emplacement n'ont fait l'objet d'aucune concertation avec les saint-loupiens. Qu'est ce qui justifie un projet de remplacement (des piscines de Taverny et St Leu) 4 fois plus grand que ces 2 piscines réunies ?
Je me rends très souvent à la piscine de St Leu et il n'y a quasiment personne. La piscine aurait simplement besoin d'être rénovée et aménagée pour les familles (pataugeoire, toboggan). Or ce nouveau projet propose une piscine olympique (quel intérêt pour la grande majorité des habitants ?) et aucun équipement ludique pour pourtant aurait pu être le seul bénéfice de ce nouveau complexe. Cet équipement sera certes intéressant pour quelques clubs et sportifs de haut niveau mais totalement inintéressant pour la grande majorité des habitants de saint-leu qui comptent pourtant beaucoup de familles.

Quels sont les résultats de l'étude de marché qui a été faite ? Comment un tel projet peut-il être rentable ? Les frais d'entretien pour ce type d'équipement sont énormes.

2) Pourquoi avoir choisi cet emplacement ? Ce projet aura évidemment un impact négatif important sur l'environnement et la biodiversité de cet espace naturel. Ce choix est contraire au PADD qui prévoir notamment la mise en valeur du bois d'Aguère et aux défis annoncés dans l'Agenda 21, à savoir "favoriser la biodiversité du Bois d'Aguère".

Qui plus est, cet amplacement est excentré. Pas de gare ni d'arrêt de bus à proximité. Même si la mairie prévoit des liaisons douces, nous pouvons raisonnablement pensé que la plupart des personnes viendront en voiture. A ce jour, de nombreux écoliers vont à pieds à la piscine de saint-leu (école maternelle marie Curie, école maternelle Jacques Prévert, école élémentaire Marie Curie, école élémentaire Jacques Prévert, école maternelle et élémentaire le Rosaire). Désormais, ils devront tous emprunter un bus pour s'y rendre. Beaucoup de pollution inutile à une époque où nous essayons tant bien que mal à moins polluer la planète.

3) Les informations concernant ce projet sont très difficiles à trouver. Un espace dédié sur le site de la ville aurait dû être créé, or il n'en est rien.
Des documents très intéressants (réponses de la MRAe et avis de la préfecture) ont été ajoutés au dossier courant novembre alors que l'enquête était ouverte depuis mi octobre. Or le rapport de la MRAe est particulièrement intéressant puisqu'il donne son avis sur ce projet, s'agissant d'impacts environnementaux très importants.

4) Enfin, je vous dirais que de nombreux saint-loupiens en ont assez du mépris affiché par la municipalité à l'égard de ses citoyens qui ne sont jamais concertés sur les projets importants de la ville et qui ne sont jamais écoutés lorsqu'ils manifestent leurs craintes et leur mécontentement.

Je vous remercie de votre attention.

Cordialement,

Stéphanie CICCOLI, 12 chemin de la berlèche / 95320 Saint-Leu-la-Forêt


Remarques sur le projet de complexe nautique olympique au vu des éléments fournis dans l'enquête publique et sur le site de la ville de Saint-Leu

Les enquêtes publiques restent encore un passage obligé dont disposent les habitants pour s'informer et se prononcer sur des projets dont le coût environnemental et budgétaire pèse lourd et pour lesquels ils n'ont pas été concertés (à Taverny c'est sûr).

C'est le seul moment où le nombre de documents fait foison, donc pour s'y retrouver, vu les délais restant, lire le rapport de la MRAe. Il apporte un éclairage synthétique sur la distance entre les "bonnes intentions" environnementales et la réalité du projet tel qu'il sera une fois construit.

À celle ou celui qui s'oppose à l'artificialisation des sols, le choix du site est inconcevable, encore une zone naturelle détruite, tandis que les terrains déjà artificialisés font légion sur le territoire de l'agglomération. S'ils ne se trouvaient pas à Saint-Leu ou Taverny, pourquoi pas dans une autre ville?

La réponse apportée au choix de la situation de l'équipement est celle de la vétusté des équipements nautiques énergivores de ces deux villes qu'il faudrait rénover. Avec l'équipement neuf, on va dépenser 38 millions d'euros pour gagner 3 millions d'euros de fonctionnement sur dix ans, car la construction neuve est déclarée HQE. Enfin, si les piscines vétustes étaient rénovées, (estimées à 10millions), elles le seraient heureusement et normativement dans un objectif de réduction de consommation d'énergie, donc le coût de fonctionnement serait de fait réduit. Le bilan carbone de la destruction des anciens équipements doit aussi être pris en compte dans cette balance des coûts. Madame le Maire l'intègre t-il dans sa déclaration sur le site de la ville? (en référence ci-dessous).

Admettons le besoin d'un équipement sportif de haut niveau, sans parler de son inscription dans le cadre des JO qui est aussi un débat qui concerne les citoyens. Pourquoi le projet est-il configuré comme un espace de bien être avec des installations qui alourdissent le coût et étendent superficie et volume du bâtiment. Cet aspect du projet n'est pas du tout expliqué, quelle en sera la gestion? Pour qui sera-t-il disponible? Pouvez-t-on envisager un bâtiment plus modeste et moins couteux qui corresponde aux besoins premiers présentés : une piscine à dimensions olympiques?

Comment donner sa confiance aux élu.e.s qui prennent ces décisions lourdes de conséquences écologiques et budgétaires sur le long terme?

L'argumentaire est trop tortueux.

Les justifications parfois tirées par les cheveux, comme celles du parking qui serait mutualisé avec le centre commercial, alors que le projet montre une surface de parking supplémentaire de 200 places, tandis que la norme n'oblige pas le nombre de place dans ce cas de figure.

Comment entendre l'argument de Madame le Maire, qui déclare sur le site de la ville (voir ci-dessous), sanctuariser une zone qui aurait pu accueillir 300 à 700 logements, si les terrains étaient restés en possession de l'Etat? La modification du PLU reste encore du ressort de la ville ou si la ville faisait ce choix du ressort de l'agglomération. Je n’imagine pas dans le secteur, l'Etat par le bras du préfet, imposer construire des centaines de logements sur un terrain naturel, car en plus il faudrait respecter la marge d'éloignement de 100m de l'autoroute.

Comment ne pas s'interroger sur la réalité BBC, HQE ou tout autre intention écolo réellement menée jusqu'au bout, quand la partie production d'énergie renouvelable distribuée aux habitations alentour a été supprimée dès le début du projet. On ignore de quoi il aurait s'agit, idem il aurait fallu voir ce volet sous réserve de concertation. Comment faire confiance à l'idée de compensation : paysage à reconstruire contre destruction d'espaces naturels boisés, on sait que c'est un leurre, surtout quand on déclare compenser avec les mêmes parcelles deux projets de destruction (voir le rapport de la MRAe).

En résumé, je ne peux que m'opposer à ce projet, non pas caricaturalement en opposition à la pratique sportive des enfants comme des athlètes, mais parce qu'il est décidé à l'opposé d'une vision à long terme du devenir des villes, de la préservation écologique du cadre de vie qui nous permettra de faire face à la dégradation climatique.

Sylvie Boulanger


À l’attention de Monsieur le Commissaire-Enquêteur,

Devant la difficulté (du fait de manques importants) de m’assurer que le projet s’inscrit dans une démarche parfaitement responsable du point de vue environnemental, économique, social, et soucieux de m’assurer que ce centre aquatique ne rejoindra pas le cortège funeste des désastres économiques et écologiques qu’a pu engendrer dans le passé l’aveuglement olympique, je considère qu’accorder un avis favorable à cette modification, en l’état, serait une grave erreur.

Avant d’acter cette modification (qui serait le feu vert pour un projet monté sans concertation avec les habitants), il me semble absolument nécessaire que l’ensemble des habitants de Saint-Leu et Taverny soient invités à une véritable concertation sur l’opportunité d’un tel projet, ainsi que sur son impact environnemental.

Cette zone de la trame verte a besoin d’une valorisation et elle peut constituer un carrefour pour les cheminements piéton et cycliste entre les villes du Plessis-Bouchard, Franconville, Beauchamp, Taverny et Saint-Leu, en connectant Taverny et Saint-Leu à la plaine de Boissy, notamment grâce au pont désaffecté qui enjambe, non loin, l’A115.

Le projet de centre aquatique Olympique n’est pas indispensable à cet aménagement, ni à la valorisation du secteur voulue par le PADD (plan d’aménagement et de développement durable) et les OAP (orientations d’aménagement et de programmation) actuels du Plan Local d’Urbanisme en vigueur.

Véronique RICHEZ


M. Le Commissaire,

Le projet de loi pour l'accélération et la simplification de l'action publique (Asap) entraînant une restriction, dans son article 25, une restriction du champ des enquêtes publiques à venir, il échoit une responsabilité encore plus grande à ceux qui en ont encore la charge dans la défense des voix des citoyens qui peinent à se faire entendre et qui sont même méprisées dans les objections de prétendues "concertations" qui moquent tout véritable dialogue démocratique et en décridibilisent le sens authentique en aggravant donc la crise politique de la démocratie.

À l'instar du Conseil d'état qui, dans sa décision du 19 novembre 2020, demande au gouvernement de prouver que son inaction climatique présente est compatible avec les engagements pris pour l'avenir, j’espère que votre rapport d'enquête demandera au porteur du projet de prouver qu'il sera en mesure de respecter ses engagements climatiques. Or les coûts climatiques d'un tel projet ont déjà fait l'objet de rapports qui mettent en doute la correspondance entre les intentions et les réalisations futures, sans parler de la destruction d'une zone naturelle dont les compensations ont aussi fait l'objet de litige en soulignant leur insincérité.

La convention citoyenne pour le climat a porté elle aussi un espoir avant de se heurter à des freins qui ralentissent la mise en application de ses propositions et l'émergence du rêve d'une troisième chambre citoyenne qui pourrait porter la cause de l'environnement en étant le parlement des vivants non-humains sertis dans leur silence. J'aimerai alors que votre enquête puisse, à l'instar de la convention citoyenne, porter la voix de ceux qui sont sans-voix malgré les protestations de vertu écologique qui n'est souvent qu'un pauvre alibi.

Pour ces principes, et sans reprendre toutes les objections portées à votre connaissance par des citoyens et des associations écologiques, je vous fait part, Monsieur, de ma demande de surseoir à ce projet tel qu'il existe en l'état.

Respectueusement

Vincent Houillon, habitant de Taverny.


Madame le Maire,

Créé en 1993, l’espace naturel régional de Boissy est un espace naturel et agricole qui s’étend sur près de 137 ha. Plus précisément, le bois des Aulnaies, situé sur le territoire saint loupien, est limitrophe de la modification aujourd’hui présentée en enquête publique.

En partenariat avec le conseil départemental du Val d’Oise, le bois des Aulnaies a fait l’objet d’un classement en espace naturel sensible (ENS) notamment pour ses qualités paysagères et le potentiel écologique dont il dispose.

La proposition de localiser dans sa continuité sud-est un secteur classé en « espaces verts protégés au titre de l’article L 151-23 su code de l’urbanisme (CU) » permet de répondre à la volonté d’assurer une continuité écologique vers la zone N le long de l’A115.

Pour garantir l’affectation de cet espace, en espace naturel, il serait souhaitable de changer le zonage qui l’accompagne par un classement en zone N identique à celui du bois des Aulnaies et celui du bois Daguerre. Cette démarche confirmera aussi dans la volonté d’entendre le périmètre régional d’intervention foncière (PRIF) tel qu’il a été envisagé avec les communes de Saint-Leu-La-Forêt et Taverny ainsi que la communauté d’agglomération Val Parisis. En effet, les extensions de PRIF ne peuvent se réaliser que sur un zonage agricole (A) ou naturel (N) du PLU.

Enfin, un classement en espace boisé classé (EBC) au titre de l’article L 113-1 du CU est identifié entre le futur équipement et les zones d’habitation dans un espace relativement étroit et le long des clôtures de jardins. Compte tenu de la nature actuelle du sol et de la largeur de ce classement, il semble difficile d’obtenir à terme un espace de nature forestière sur ce secteur. Si ce dernier doit être intégré à l’extension du futur PRIF, il serait possible de le déplacer à la lisière du PRIF. Je vous prie d’agréer, Madame le Maire, l’expression de mes sincères salutations.

Le Directeur général Philippe HELLEISEN


Monsieur le commissaire enquêteur,

Nous sommes six élus au conseil municipal de Tavernry. Tous les six nous sommes élus pour la première fois, depuis mars 2020. Thomas Cottinet est également élu au conseil communautaire de l’agglomération Val Parisis : l’agglomération qui finance et porte le projet de centre aquatique, cet équipement pharaonique à l’origine de ce projet de modificaition du PLU de Saint-Leu-la-Forêt.

À notre arrivée au conseil municipal et au conseil intercommunautaire, nous avons été choqués des conditions d’adoptions de ce projet. L’absence de concertation crée non seulement un problème démocratique. Elle augmente aussi fortement le risque que ce projet ne soit pas raccord avec les besoins et les attentes de la population. Tant en matière d’utilisation des deniers publics, qu’en matière d’impact sur le cadre de vie, sur l’environnement, et sur l’accès aux services publics.

Est-il normal qu’au 21ème siècle, 5 ans après l’accord de Paris, en pleine crise sociale et pénurie de financements publics, un équipement démesuré de 38millions d’euros qui remplace deux piscines de proximité soit décidé :

  • sans débat avec la population
  • sans débat en conseil municipal
  • avec un impact écologique majeur
  • en absorbant des montants publics extrêmement importants alors même que la crise sociale touche un grand nombre d’habitants
  • sans aucune information sur les coûts de fonctionnement et de maintenance, bien partis pour être considérables vu les dimensions et la sophistication de l’équipement (ex : plancher amovible pour faire varier la profondeur).

Poser cette question ne signifie pas être contre le principe d’une piscine de taille olympique permettant au club de water polo de Taverny d’évoluer en première division. En effet une piscine de taille olympique (50 mètres) coûte bien moins cher que 38 millions d’euros contrairement à ce qu’ont affirmé en conseil municipal Mme le Maire de Taverny et sa majorité. Les rapports de la cour des comptes et de nombreux exemples sont là pour le prouver.

L’enquête est en cours à Saint-Leu, car l’équipement sera en grande partie situé à Saint-Leu. Mais Taverny et sa population sont directement concernées, comme celles de Bessancourt ou le PlessisBouchard. Pourquoi aucune publicité de cette enquêté n’est-elle faite à Taverny ? L’impact de ces aménagements s’arrête-t-il comme le nuage de Tchernobyl aux frontières administratives de la commune de Saint Leu la Forêt ?

Ce nouvel écueil est d’autant plus regrettable que l’absence de concertation en amont de la décision de la communauté d’agglomération apparaissait déjà comme une faute lourde de gestion publique pour un équipement de cette importance. La population de Taverny n’a absolument pas été concertée ni par la communauté d’agglomération, ni par le conseil municipal.

Interpellée en conseil communautaire par Thomas Cottinet sur cette absence totale de concertation, Mme le Maire de Taverny a répondu en séance plénière de Val Parisis que « si cette consultation avait bien eu lieu : le 15 mars 2020, le jour du premier tour de l’élection municipale ».

Cette réponse publique et officielle est bien la preuve qu’il n’y a pas eu de concertation : car le premier tour de l’élection municipale est arrivé bien après la décision de la CA Val Parisis de lancer ce projet. Et aussi car on sait qu’une campagne municipale n’est pas le cadre adéquat pour une consultation publique correcte.

L’enquête sur le PLU de Saint Leu la Forêt nous parait très fragile dans ces conditions : elle est motivée par un projet qui n’a pas fait l’objet du minimum de diligences et de concertations.

L’avis rendu par la MRAE rejoint d’ailleurs des observations que nous avions faites en conseil municipal ou conseil communautaire. Et les réponses apportées depuis par la ville de Saint-Leu nous semblent bien légères et inquiétantes. Le retrait simple d’une partie de l’urbanisation, après l’avoir pourtant défendu laisse à penser que celle-ci pourrait reprendre rapidement. La réponse sur la manœuvre consistant à utiliser deux fois la même parcelle pour compenser des destructions d’espaces verts est également non satisfaisante.

Ces approximations et ce manque de respect du droit de l’environnement et de l’urbanisme sont bien le signe de la précipitation et du manque de sérieux de ce projet. Nous faisons le même constat s’agissant du projet de rond-point à Taverny qui malgré les annonces tonitruantes est fort heureusement toujours pas réalisé et régulièrement revu.

Une réelle concertation aurait permis aux autorités de Taverny, Saint-Leu et l’agglomération Val Parisis de réaliser à quel point la population locale est sensible aux coût démesuré du projet et à son impact sur l’environnement.

L’impact environnemental et sanitaire, et les conséquences sur la circulation et l’urbanisation nous semblent d’ailleurs que trop faiblement documentés.

De même que l’impact sur les scolaires n’est pas non plus décrit : une population spécifique, puisque la plus importante à utiliser l’équipement. Le principe d’un grand centre aux lieux de deux piscines de proximité éloigne forcément les scolaires de la piscine. Il va provoquer des déplacements importants : des déplacements qui empièteront sur le temps éducatif, qui pollueront et dont on espère que malgré la précipitation manifeste dans ce dossier, ils se feront dans des conditions maximum de sécurité pour les enfants. Les aménagements proposés dans cette évolution du PLU apportent peu de garanties quant à la bonne anticipation de l’impact en terme de déplacement depuis et vers ce centre aquatique.

Pourquoi la population n’est-elle pas concertée sur un tel choix ? Peut-on se contenter de quelques entretiens menés par un cabinet d’assistance à maitrise d’ouvrage ? Un cabinet dont on sait qu’il limite ces entretiens, pour des raisons de coûts, et qu’il est intéressé au projet à un point qui fait que jamais il ne le remettra en cause ?

Ce projet est aussi lié à celui du nouveau rond-point du centre commercial à Taverny. Car la justification de ce rond-point couteux et d’un autre âge est aussi, en plus du centre de grande distribution, la desserte de ce gigantesque centre aquatique. Pour cela ce rond point, également financé en partie par les contribuables, prévoit la destruction de 554m2 de bois. Or il est possible désormais d’aménager sans détruire systématiquement les arbres et la biodiversité : encore faut-il en avoir la volonté !

Nous notons également que l’enquête publique sur ce rond-point tabernacien indispensable à cet équipement mais aussi aux aménagements qui justifient la modification du PLU de Saint-Leu :

  • a eu lieu en plein été 2019 (juillet – août)
  • ne mettait pas en avant clairement la piscine : n’apportant pas d’éléments sur l’équipement et donc ne permettait de comprendre que ce rond-point à l’impact environnemental majeur était également justifié par ce centre aquatique.

Les enquêtes publiques sont ainsi fragmentées :

  • en 2019 une enquête publique sur le rond-point de Taverny très orientée sur le centre commercial et non sur le centre aquatique, sans description des aménagements sur le territoire de Saint-Leu.
  • en 2020 une enquête publique à Saint Leu la Forêt sans publicité notable à Taverny pourtant très concernée et sans présentation de l’enjeu global de cette modification (le centre aquatique, les aménagements connexes et ses accès dont celui situé sur Taverny)

Cette pratique de fragmentation des enquêtes publiques ne nous semble pas à même de garantir la sincérité de la concertation : ni celle a posteriori de 2019 (dont on découvre qu’elle aurait du se dérouler avec plus d’informations sur les projets impactant le territoire de Saint-Leu et sur le centre aquatique) ni la présente enquête publique.

S’agissant de l’impact environnemental nous considérons que ce projet pris dans son ensemble (le centre aquatique, ses aménagements et l’accès tabernacien) est une aberration au 21ème siécle, complètement contraire aux enjeux de la transition écologique et solidaire, et à la bonne gestion des ressources financières et naturelles :

  • Il est dimensionné et équipé dans une logique de prestige ; dans la précipitation et à courte vue du fait des JO 2024
  • Les équipements sont très sophistiqués (modularité, fond amovible) et font donc craindre un coût de maintenance démesuré
  • Le sauna ou le hamman ne sont pas des priorités en période de crise à l’heure où un million de personnes se retrouvent en situation de pauvreté
  • La justification par les Jeux Olympiques est très inquiétante : l’équipement sera livré juste avant. Il y a déjà un risque sur la livraison lié à la pandémie. Et ensuite on sait ce qu’il en est de ces équipements pharaoniques dimensionnés pour un événement international puis sous-utilisés.
  • 38 millions d’euros est une somme trop importante pour être engagée sans concertation et sans s’interroger sur une utilisation d’une partie de cette somme pour d’autres priorités
  • Le principe du grand équipement central en substitution à deux équipements de proximité est contraire aux exigences de la prise en compte de la réponse à l’urgence écologique (déplacement, nuisance) et de l’accès au service public (plus complexe, éloignement).
  • L’artificialisation des sols générée par ce projet est considérable, elle aussi en opposition avec le bon sens et l’aménagement durable
  • Le projet ne comporte pas d’ambition écologique apte à compenser son impact : pire les compensations envisagées ne sont pas réglementaires (avec une même parcelle qui sert à justifier deux régressions environnementales).
  • La zone de Saint-Leu et Taverny concernée par le projet est une zone déjà très artificalisée et très exposée à la pollution de l’air liée à la circulation. La logique de rabattement vers un équipement central va accentuer ce problème (augmentation de déplacement en voiture vers l’équipement) et créer un problème environnemental et sanitaire.

Il n’est pas trop tard pour réclamer des explications et un débat. Et pour réorienter ce projet vers des dimensions et une localisation raisonnables, respectueuses de l’environnement, de la qualité de vie, et des principes de bonnes gestions des financements confiés par les contribuables à leurs élus. Plutôt que de nouveau artificialiser de nouvelles parcelles, les parcelles de piscines existantes, dont nous ne contestons pas le risque d’obsolescence, pourraient faire l’objet d’une étude sérieuse. Les projets portés par les clubs sportifs, y compris en terme de compétition, d’éducation et de rayonnement, sont tout à fait essentiels : une étude sérieuse devrait analyser la possibilité d’y donner suite sans aller à telles extrémités.

Une telle modification du PLU de Saint-Leu-la-Forêt soumise à la présente enquête publique devrait donc selon nous s’inscrire dans la suite de concertation et de travaux d’études aux standards des exigences environnementales et publiques.

N’ayant pas été précédée des démarches suffisantes, garantissant le bien fondé de ces aménagements, bien que comportant des opérations à l’impact écologique et financier très lourds pour les citoyens, cette enquête publique nous interpelle.

Nous nous prononçons donc contre la modification soumise à enquête publique. Et nous alertons contre les conditions de cette enquête publique, organisée en étant fragmentée (enquête 2019 à Taverny sur le rond-point, enquête en 2020 à Saint-Leu), n’offrant pas une vision globale des enjeux.

Avant de vous prononcer sur une telle évolution du PLU, nous vous proposons de défendre l’importance qu’enfin une concertation digne de ce nom soit organisée par la communauté d’agglomération et les communes concernées, sur le projet dans son ensemble : aménagements, équipements, accès sur Saint-Leu-la Forêt et Taverny.

Les élus du groupe « Changeons d’Ere à Taverny » Thomas COTTINET Catherine THOREAU Franck CHARTIER Sébastien DAVIGNON Bilinda MEZIANI Cédric LE ROUX


Monsieur le Commissaire-enquêteur,

Vous trouverez ci-dessous ma contribution à l'enquête, rédigée à titre personnel, en tant qu'habitant de Saint-Leu-la-Forêt depuis trente cinq ans, par ailleurs conseiller municipal à deux reprises.

La proposition de modification n°2 du PLU de la ville de Saint-leu-la-Forêt est soumise à enquête publique. Le dossier mis à la disposition des habitants de la ville est très peu accessible et il faut faire des efforts conséquents pour parvenir à la cinquantaine de documents à consulter, souvent sans titre précis permettant de savoir à quoi on accède.

Que recouvre cette proposition de modification du PLU ? Elle doit permettre de réaliser un projet important, financièrement et dans ses conséquences sur la vie des habitants des communes de Taverny et Saint-Leu-la-Forêt. Le bon sens et la situation actuelle du pays en général et de notre commune en particulier conduisent à se poser un certain nombre de questions et à inciter les responsables, notamment locaux, à réexaminer l'intérêt du projet, sa pertinence actualisée et ses effets à plus long terme.

1. Ce projet de piscine olympique intercommunale est démesuré et ne présente qu'un très faible intérêt pour les habitants des deux communes.

2. Le nouvel équipement ne sera pas adapté aux besoins courants des habitants ; ces habitants n'ont pas eu l'occasion de s'exprimer à ce sujet. Plus éloigné des zones d'habitat de Saint-Leu-la-Forêt que la piscine actuelle, l'équipement sera moins attractif localement. Sa taille pourrait lui attirer de nouveaux clients plus éloignés, certes, mais au prix de déplacements plus longs et de pollutions très accrues. Cela va à l'encontre de tous les objectifs de lutte contre le réchauffement climatique !

3. La politique de destruction/construction de la commune de Saint-Leu-la-Forêt est aberrante, rétrograde et périmée. Peut-être faut-il faire un peu de pédagogie auprès de l'actuelle municipalité... qui est "en retard d'une guerre, sinon plus".

4. La démonstration de l'intérêt du projet et de sa "non-nocivité" n'a pas été apportée, que ce soit par rapport à l'environnement proche ou aux zones plus lointaines impactées.

5. Les JO 2020 n'ont pas pu se tenir au Japon et leur report à 2021 ne garantit pas un bon déroulement. La probabilité que les JO suivants se tiennent en région parisienne est loin d'être élevée. Déjà, des infrastructures prévues ont été annulées ou reportées ! Un bassin d'entraînement n'est sans doute pas prioritaire et risque fort de ne jamais voir le jour.

6. Les arguments de construction concomitante de logements, dont de logements sociaux, ne tiennent pas : la politique de construction de la ville de Saint-Leu-la-Forêt depuis douze ans le prouve s'il en était besoin. De plus, rien ne dit que les lois actuelles ne seront pas profondément modifiées dans les toutes prochaines années. Sur ce point aussi, la municipalité a tout faux et multiplie les contradictions. Sa seule politique réelle depuis douze ans (premier mandat de M. Meurant) a été de privilégier la construction de logements destinés à une clientèle aisée dans le cadre de programmes attribués à un nombre de promoteurs très restreints. Les Saint-Loupiens ont manifesté fortement leur opposition à ces programmes au cours des dernières années. La municipalité persévère dans sa politique faisant bien peu de cas des besoins des habitants, notamment des plus défavorisés d'entre eux.

7. Les PLU communaux sont désuets car le développement économique et environnemental ne peut se concevoir qu'à une échelle intercommunale, celle de la communauté d'agglomération Val Parisis en l'occurrence. Le projet de piscine olympique sur le territoire de Saint-Leu est de ce fait anachronique et ne procède pas d'une vision d'ensemble.

8. Aucune évaluation sérieuse et précise des coûts et avantages relatifs du projet en question n'a été portée à la connaissance des habitants, malgré les demandes répétées adressées à la mairie de Saint-Leu-la-Forêt.

En tant que citoyen responsable, je ne peux que m'insurger contre la présente modification proposée du PLU, qui vise à permettre la réalisation d'une piscine olympique si peu nécessaire.

Monsieur le Commissaire-enquêteur, je vous prie de bien vouloir recueillir et transcrire sur le registre de l'enquête publique mon opposition au projet sous-jacent et à la modification n°2 du PLU de la ville de Saint-Leu-la-Forêt.

Avec mes remerciements et l'expression de ma meilleure considération.

Alain LERY, 27, rue de Saint-Prix, SAINT-LEU-LA-FORET


Je suis contre ce projet démentiel, avec si peu d'informations, nous n'avons pas assez de réponse aux questions que cette piscine pose: Le budget énorme. Ou va t'on trouver l'argent..Est-ce sur une augmentation d’impôts ...

Bien cordialement

Anne Sedant


Madame, Monsieur

Je souhaiterai apporter tout mon soutien à ce projet de piscine olympique. Cet équipement est une chance pour les habitants des villes de Saint Leu la Forêt et Taverny.

Les équipements actuels sont vétustes et connaissent malheureusement de plus en plus de fermetures inopinées pour cause de travaux urgents à réaliser pour les maintenir en usage.

S’inscrire dans un projet de cette envergure était à la fois ambitieux et nécessaire. Je salue les élus qui ont porté ce projet.

L’emplacement semble idéal car ne vient pas prendre sur la forêt ou des équipements existants.

Cependant, il faudra veiller à ce que l’équipement ne vienne pas dénaturer l’espace et au contraire en profiter pour en faire un ouvrage moderne qui s’intègre à la nature.

Il faudra aussi privilégier des voies douces pour s’y rendre et bien protéger les piétons de la circulation des voitures et autres roulants.

Si en plus ce projet voit le jour à temps pour permettre à des équipes olympiques de venir s’y entraîner ce sera en plus l’occasion de faire la promotion de notre département qui doit demeurer attractif pour nos jeunes et nos sportifs.

Ma fille fait de la natation synchronisée sur Saint Leu la Foret et est très fière de voir sa pratique honorer par cette future surface destinée autant aux loisirs qu’aux sportifs.

Je salue donc ce projet et lui souhaite de voir le jour dans les meilleures conditions.

Cordialement,

Anne-Laure PHILIPPE


Monsieur le commissaire enquêteur,

Dans le cadre de l’enquête publique concernant la modification n°2 du PLU de Saint-Leu-la-Forêt, je tenais à vous part de ma remarque ; j’ai en effet constaté que le projet de règlement impose, à l’article UE-4, l’obligation pour les aires de stationnement imperméabilisées de plus de 10 emplacements, d’installer un séparateur d’hydrocarbures pour les évacuations des eaux pluviales avant rejet dans le réseau.

Je propose d’inscrire la possibilité d’utiliser à la place du séparateur d’hydrocarbures, des plantes macrophytes.

Ce sont des plantes aquatiques, comme les roseaux par exemple, qui permettent la dégradation des composés polluants. Le recours à ces végétaux est utilisé dans certaines stations d'épurations depuis plusieurs dizaines d'années.

Cela permettrait de préserver le réseau des eaux pluviales de toute pollution chronique ou accidentelle causée par les véhicules.

Cette disposition entrerait totalement dans la logique d’une haute qualité environnementale pour le projet de centre aquatique.

Je vous prie de croire en l'expression de mes salutations distinguées,

Benoit THOUVENOT

share
Icone Saint Leu Boutiques logo Instagram
Novembre
  • L
  • M
  • M
  • J
  • V
  • S
  • D
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • 11
  • 12
  • 13
  • 14
  • 15
  • 16
  • 17
  • 18
  • 19
  • 20
  • 21
  • 22
  • 23
  • 24
  • 25
  • 26
  • 27
  • 28
  • 29
  • 30
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
 

Mairie

52, rue du Général Leclerc

95320 Saint-Leu-La-Forêt

tous les contacts