Au XIVème siècle, Saint-Leu est réuni au hameau voisin Calmeta.
Déjà, à cette époque, la commune possède un château. Au XVIIème
siècle, ce sont deux châteaux qui sont recensés sur le territoire
communal. Ces deux châteaux sont acquis sous le Premier Empire par
Louis Bonaparte qui décide de détruire le plus ancien, dit "château
du haut". Le second subira le même sort après la mort mystérieuse
du dernier des Condé en 1830.
Extrait de la
chanson de Saint-Vincent composée pour la fête de 1894 :
Refrain :
Honneur, honneur à Saint-Vincent
Qui nous réunit tous les ans,
Nous tous ses plus joyeux enfants !
Chantons et répétons gaiement :
Honneur, honneur à Saint-Vincent !
3ème couplet :
Coquet et gracieux village,
Son vert et magistral coteau,
Sa forêt, merveilleux ombrages,
De Saint-Leu font un vrai joyau.
Sa gare si bien desservie,
Attire tous les voyageurs.
Aussi, joyeuse compagnie,
On y trouve enfin le bonheur!
Par dessus tout, son picolo
Y fait trouver tout rigolo.
Saint-Leu doit son nom à
l’existence d’une église du XIIème dédiée à Saint-Leu
qui fut archevêque de Sens en 609. Puis la Révolution aidant, la
commune est rebaptisée. Nouvel état civil donc pour Saint-Leu qui
prend le nom de Claire-Fontaine en référence aux nombreuses sources
limpides qui sillonnent la colline.
En 1806, Taverny est accolé à Saint-Leu, les deux communes ayant
fusionné. Puis, Saint-Leu s’enrichit d’un nouveau nom
et, non du moindre, puisqu’elle devient, en 1852,
Napoléon-Saint-Leu-Taverny, appellation qu’elle conserva
jusqu’en 1870 pour reprendre alors le nom de
Saint-Leu-Taverny.
Dernier rebondissement : en octobre 1915, Taverny ayant été reconnu comme indépendant, une nouvelle dénomination lui est trouvée : ce sera désormais Saint-Leu-la-Forêt.
Ceci étant, ce nouveau nom qui lui est accolé aurait pu très
bien faire référence à la vigne tant celle-ci occupe une place
privilégiée à Saint-Leu. N’est-elle pas, jusqu’au début
du XXème siècle, la principale culture pratiquée sur la commune ?
Mais, il faut dire que ce n’est pas un grand cru. Les
vignerons ont pour patron Saint-Vincent de Saragosse dont la fête,
le 22 janvier, est l’occasion d’annuelles
réjouissances. Chaque année aussi, une chanson aux nombreux
couplets donne le signal de la gaieté en célébrant bien sûr le jus
de la vigne... Une vigne qui reprend aujourd’hui de la graine
puisque deux cépages ont été plantés en haut de la rue de
l’Ermitage au Clos Piquenot : l’un de Gamay,
l’autre de Chardonnay.
Le livre de Saint-Leu
Si l’histoire de Saint-Leu vous passionne, il existe
aux éditions du Valhermeil, un ouvrage intitulé
"Saint-Leu-la-Forêt", dont les auteurs sont Marie-Paule Défossez et
Solange Bastin.
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