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Tribune Saint-Leu Village

Janvier 2012

 

Budget primitif 2012 : la crise évite de penser à l’avenir !

Nous l’avons déjà souligné, Saint-Leu-la-Forêt est entrée en récession. La population décroît, vieillit mais son niveau de vie augmente. Les recettes fiscales évoluent peu. Les subventions se tarissent. Les moyens consacrés à l’investissement proviennent de plus en plus de la vente de notre patrimoine. La Municipalité s’appuie sur la crise pour freiner toutes les dépenses, sauf certaines ... Un crédit toxique va nous coûter très cher et il n’est pas prévu de le renégocier âprement comme cela a été fait à Argenteuil; de même, il n’est pas prévu de réduire de 10% les indemnités des élus qui auraient pu se montrer exemplaires, comme dans d’autres villes. La culture et le sport continue d’avoir le vent en poupe... au détriment du social.
En effet, curieusement, le budget du CCAS 2011 ne devrait pas être utilisé entièrement, alors que l’épicerie sociale, dont on nous parle depuis 3 ans, n’existe toujours pas; conséquence, tout repose sur les associations caritatives de la ville qui doivent alimenter près de 25 familles chaque semaine. La Municipalité en profite même pour réduire le budget 2012 du CCAS de plus de 20.000 €. Certaines associations, dont une qui aide les demandeurs d’emploi sur la ville, n’ont plus de subvention et pourraient péricliter.
L’engagement de la ville dans le développement durable, qui a fait l’objet d’un document marketing flatteur, n’est guère apparent autrement que dans les économies d’énergie dans les bâtiments publics ... et les fleurs ! Pourquoi ne pas étudier sérieusement la mise ne place d’un Eco-quartier dans une future zone d’aménagement, comme cela a été fait à Bessancourt, et d’autres villes environnantes. Pourquoi laisser des bâtiments en centre ville inoccupés autant de temps, alors qu’un projet de résidences avec service était inscrit au programme ? Pendant ce temps, des associations au service des plus faibles manquent de local de stockage; la ville est même parfois obligée de les appeler en urgence pour solutionner des problèmes de relogement et d’assistance faute de stock.
Oui, la crise ne doit pas nous fermer les yeux et nous empêcher de penser à l’avenir. Redonnons son aspect «Village» à notre ville, avec des services de qualité attractifs et un fort soutien à la population qui souffre ! Il faudra attendre encore quelques temps avant que cela vienne !

Groupe « Saint-Leu-Village », Elisabeth Boyer, Noëlle Hermet, Jean-François Rey

Novembre 2011

 

Le dernier conseil municipal s’est déroulé dans une ambiance électrique. Beaucoup de Saint-Loupiens et Saint-Loupiennes avaient fait le déplacement pour être témoins, une dernière fois avant le vote final, des décisions de la majorité municipale de Saint Leu concernant les orientations du nouveau PLU (Plan Local d’Urbanisme). Ils n’ont pas été déçu! La salle de la Croix Blanche avait été redistribuée avec trop peu de chaises pour un public venu en nombre ; la disposition des tables était telle que  les élus d’opposition tournaient le dos au public ! Beaucoup de monde est resté debout mais les Saint-Loupiens ont fait l’effort d’assister 2 heures durant aux échanges entre la majorité et l’opposition sur les nouveaux tracés et règlements du Plan d’Urbanisme. Notre groupe est intervenu le premier pour poser les questions les plus importantes :
- pourquoi le maire de St Leu s’est-il laissé imposer par l’Etat le maintien du tracé de l’échangeur sur l’A115 dans le nouveau PLU, alors que l’ensemble du conseil municipal a voté à l’unanimité, à l’automne 2009, le refus d’un échangeur sur le territoire de la commune ?
- comment la municipalité compte-t-elle résister aux pressions de Val-et-Forêt et du Conseil général du Val d’Oise qui veulent imposer, contre l’avis des habitants de Saint-Leu, la construction de l’échangeur ?
- pourquoi le maire de Saint-Leu ne s’appuie-t-il pas sur le Grenelle de l’environnement pour refuser l’échangeur au motif des menaces écologiques et de santé publique ?
- pourquoi le nouveau PLU a-t-il maintenu en zone urbanisable à terme la zone du Bois d’Aguerre, alors qu’il est irréalisable de vouloir construire des centaines de logements dans un quartier aussi excentré de la ville et mal adapté ?
- pourquoi la bande de protection de 50m qui existait en lisière de forêt a-t-elle été supprimée pour être classée, sur les propriétés privées, en zone constructible, cela fermant toute possibilité de créer un chemin public de promenade en bordure de forêt ?
Le groupe St Leu Village considère que le PLU n’apporte, sur ces points, aucune garantie pour la qualité de la vie et la sécurité environnementale auxquelles les habitants de Saint Leu sont attachés. Il a donc voté contre le PLU et restera mobilisé pour lutter contre les projets que certaines collectivités voisines veulent imposer sur le territoire de la commune contre l’avis des Saint-Loupiennes et Saint-Loupiens. 

Groupe « Saint-Leu-Village », Elisabeth Boyer, Noëlle Hermet, Jean-François Rey

Juillet 2011

 

Politique de la famille à Saint Leu : insuffisant

Saint-Leu est une commune qui souhaite accueillir les familles. La ville est attractive par sa qualité de vie, la proximité de la forêt et son style « village » qui plaît beaucoup aux franciliens. Ses atouts ont été mis en évidence pendant le débat sur le PLU que la majorité municipale a voté, en prenant des directions qu’il faut rappeler, notamment, densification urbaine du centre ville et encouragement aux investisseurs immobilier, sans contrainte, pour construire du collectif. Ainsi, la municipalité a fait le choix d’augmenter de façon significative la population de St Leu.
Dans le débat municipal, notre groupe a exprimé les plus grandes réserves quant à ce choix, s’il n’est pas accompagné d’une réflexion sur l’ensemble des problématiques liées à l’habitat : styles de logement, transports de qualité, offres de services modernes et adaptés aux rythmes de vie, etc. En outre, cette option étant prise, nous demandons aussi à la majorité municipale d’être cohérente dans l’ensemble de ses réalisations ; avec son projet très modeste de Relais d’Assistantes Maternelles, la municipalité veut, certes, apporter une réponse au problème de la prise en charge de la petite enfance, mais cette solution n’est pas à la hauteur de l’enjeu.
Notre groupe souhaite la création d’une crèche collective municipale qui offrirait la garde des jeunes enfants, de façon professionnelle et sûre, projet que le Maire refuse toujours. Cette structure serait un atout pour la ville pour l’arrivée des jeunes ménages dont les deux parents travaillent, ce qui est le cas pour 3/4 des couples. St Leu doit rajeunir sa population ; ses structures sociales sont encore totalement inadaptées aux besoins d’aujourd’hui. C’est une des raisons du manque d’attractivité de la ville. Les familles les plus modestes, pour s’intégrer facilement, ont besoin d’être considérées comme les autres, dignement, au travers d’une politique de quotient familial qui ne les oblige pas à faire appel au CCAS pour les aider à financer les activités basiques pour leurs enfants.
Il est de la responsabilité de l’équipe municipale de changer le cours des choses, au lieu de se contenter de gérer médiocrement St Leu, sans réelle vision ni ambition, en oubliant que l’avenir se prépare aujourd’hui.

  

Groupe « Saint-Leu-Village », Elisabeth Boyer, Noëlle Hermet, Jean-François Rey

Mai 2011

 

ALTERNATIVE

Jean-Louis Borloo vient de décider de quitter l’UMP et de donner une nouvelle ambition au Parti radical valoisien qu’il dirige. Celui-ci avec le Parti radical de gauche sont deux branches d’une même famille qui compte 27 députés, 15 sénateurs et dont les dirigeants sont en constant dialogue. Le plus vieux parti de France (crée en 1901 sous le label « Parti radical et radical-socialiste ») est peut-être en capacité de prendre aujourd’hui un place prédominante et centrale dans le débat politique avec le projet d’Alliance républicaine, écologiste et sociale proposé par Jean-Louis Borloo. Des maires radicaux dirigent de grandes mairies, Nancy, Valenciennes, Bayonne, Bourges, Château-Thierry, Sens, Bastia, Evreux et Louvierstoutes des villes bien gérées. Alors pourquoi pas St Leu en réunissant tous les « humanistes » pour donner de l’air à ceux que l’actuelle équipe municipale étouffe ?

Après la mise à l’écart de Mme Favre, nous avons appris la démission de Anne de Bailleul. Les rangs des élus majoritaires étaient bien clairsemés lors du dernier Conseil Municipal (60% seulement). Il faut dire que le programme était très léger : 1 heure a suffi pour tout traiter !

C’est dire combien il y a de sujets importants sur lesquels travaille la Majorité  

Alors que, dans la perspective du Grand Paris, de nombreuses villes environnantes modifient leur PLU avec de grandes ambitions autour des gares, le nouveau PLU de St Leu prolonge la densification du centre ville dans ses parties Est-Ouest mais n’affiche pas vraiment de projet d’envergure autour de la gare. Notre proposition de zone verte piétonnière en bordure de forêt a été refusée pour favoriser des constructions haut de gamme sur des terrains risqués. Les logements sociaux seront placés au bord de l’autoroute St Leu va encore rater le train !

Il est donc grand temps de songer à une alternative de gestion, qui ne fasse pas appel systématiquement à de lourdes procédures administratives plus ou moins stériles ou à un appareil politique d’arrière garde, mais qui place le souci du bien-être des St Loupiens, quels qu’ils soient, au centre de sa politique. Le Groupe St Leu Village se propose d’en être le fédérateur.

  

Groupe « Saint-Leu-Village », Elisabeth Boyer, Noëlle Hermet, Jean-François Rey

Mars 2011

 

Le conseil municipal du 27 janvier a débattu du PLU. Notre groupe "Saint-Leu Village" a soumis au vote du conseil ces 5 amendements qui n’ont pas été votés par l’équipe municipale.
Amendement 1. sur la densification du centre ville 
La nouvelle zone UAb qui recouvre le centre ville d’ouest en est sera soumise à des critères architecturaux pour les extensions en hauteur et en front de rue. Le style rural apparent des maisons de village et leur alignement, entrecoupé de ruelles, seront conservés et s’imposeront  à toute construction neuve. 

 

Amendement 2. sur la place des moyens de transports en zone UAb 
Le rythme de la densification du centre ville devra suivre celui des évolutions en matière de transports de commun. La zone UAb incluera l’obligation de prévoir, dans les nouvelles constructions, 1 emplacement de parking en sous-sol, par lot de 40 m2 construits, pour réduire l’emprise des voitures en surface.

 

Amendement 3. sur la densification des coteaux 
Le reclassement en zone constructible de la bande de 50 m en lisière de forêt fera l’objet, en parallèle, d’un droit de préemption exercée par la commune de St Leu sur 15m à l’intérieur des propriétés concernées. Cette préemption d’une réserve foncière sur les propriétés, bénéficiaires d’une augmentation substantielle de leur foncier constructible, a pour but l’aménagement d’un chemin public de promenade d’intérêt communal, relié aux sentes du coteau.

Amendement 4. sur la densification des coteaux 
L’augmentation des habitations à flanc de coteaux, dont l’emprise au sol pourra atteindre 200 m2, engagera la responsabilité de la commune de St Leu-la-Forêt en cas de glissement de terrain. Ce risque naturel impose d’édicter, dans le nouveau PLU, des normes de sécurité particulières sur cette zone d’habitation à flanc de coteaux,  notamment pour les fondations des nouvelles constructions et la proximité des constructions voisines.

 

Amendement 5. sur l’aménagement du Bois d’Aguère
L’orientation du PLU de densifier le centre ville n’est pas compatible avec l’aménagement du Bois d’Aguère qui est très excentrée. Cette zone sera classée en réserve foncière non constructible en attente des aménagements prévus autour de l’A115 pour réduire les multiples pollutions que subissent déjà les quartiers avoisinants.

 

Groupe « Saint-Leu-Village », Elisabeth Boyer, Noëlle Hermet, Jean-François Rey

Janvier 2011

 

Le budget d’investissement : une étoile filante !

Le budget primitif 2011, présenté au Conseil Municipal du 16 décembre, annonce clairement une politique d’investissements dangereuse :
   1) vente du patrimoine pour financer une partie des opérations d’équipement
   2) remboursement d’emprunts contractés à taux bas
   3) construction d’un Centre Technique Municipal, subventionné hypothétiquement à 57%
   4) subvention départementale sur 2010-2013  réduite à 700.000 €, suite aux 900.000 € cédés à Val et Forêt pour la Médiathèque en plus des 500.000 € financés par la Ville
   5) nouvel emprunt d’équipement inférieur de moitié au capital remboursé la même année.
Il faut se rendre à l’évidence : St Leu a perdu de son attractivité. Le nombre d’habitants ne croît plus du tout. L’Etat réserve ses dotations de fonctionnement aux villes dynamiques dont la population augmente ; les investissements de Val et Forêt sont minimes sur notre Ville ; on ferme des classes ; le marché et les commerces se battent pour survivre. Ce n’est pas le succès des opérations de séduction (telles que « Métiers d’Art ») ou l’accumulation des événements culturels de fin d’année qui suffiront à redonner une bonne étoile à St Leu !
Alors que les taux d’intérêt n’ont jamais été aussi bas (ce qui ne va pas durer), la Municipalité, à court de projets, continue de rembourser nos dettes en vendant du patrimoine municipal, au risque de ne pas pouvoir contrôler les promoteurs. Et la commune devra demain emprunter à taux plus élevé pour financer les investissements de fin de mandat attendus par la population.
Est-ce cela « une réelle efficacité financière » dont la Municipalité se félicite ? Certes, on serre les boulons dans le fonctionnement (sauf le budget « fêtes et cérémonies » qui progresse) mais la qualité des services municipaux en pâtira. On espère que l’étoile du Conseil Général se fixera de nouveau sur St Leu pour subventionner des projets ; est-ce bien réaliste de ne compter que sur les autres ?
La Finance d’une ville qui veut repartir de l’avant consiste à emprunter plus lorsque le marché est favorable pour accélérer la modernisation des équipements. Nous n’en prenons pas le chemin, hélas ! L’état de notre voirie en est tout le symbole et le père Noël « Val et Forêt » n’a rien dans sa hotte !

Groupe « Saint-Leu-Village », Elisabeth Boyer, Noëlle Hermet, Jean-François Rey

Novembre 2010

 


L’automne est une saison difficile pour les contribuables. C’est la période des impôts locaux à propos desquels ils s’interrogent beaucoup. Quelle est leur base de calcul ? Pourquoi autant de différence selon les communes et les quartiers ? Nombreux sont les contribuables qui ne comprennent pas les critères de la valeur locative et qui constatent de grandes inégalités d’imposition entre les centres villes et les nouveaux quartiers. Lors du dernier conseil, le 30 septembre 2010, a été voté à l’unanimité l’abattement de 10% sur la valeur locative des habitations soumises à la taxe d’habitation en faveur des personnes handicapées ou invalides, comme la loi le permet. Cette mesure va dans le bon sens car elle tient compte des conditions de vie des personnes. Une fiscalité locale vraiment juste devrait, dans la définition des ses bases, réduire la part de la valeur locative des habitations et introduire d’autres critères d’équité fiscale. Notamment, le niveau de l’ensemble des revenus (salaires et rentes), la situation familiale, en particulier celle des familles monoparentales, l’âge des occupants, les efforts des contribuables en faveur du développement durable. Dans la discussion budgétaire de St Leu, la décision a été prise au conseil municipal du 25 mars 2010 de ne pas modifier les taux d’imposition de ces trois taxes directes locales pour 2010 et donc de les maintenir : Taxe d’habitation : 16,86 % ;  sur le foncier bâti : 19,83 % ; sur le foncier non bâti : 98,12 %. Les Saint-Loupiens sont sans doute satisfaits de cette modération fiscale, à ceci près qu’elle a pour conséquence une totale absence de projets pour la ville. Saint Leu s’endort et sans ressources fiscales nouvelles tourne le dos au dynamisme. La solution pour retrouver des marges de manoeuvre fiscales serait de moduler la taxe foncière en fonction des travaux d’investissement réalisés par les propriétaires, conformes au développement durable. Les communes n’ayant pas assez de budget pour financer les travaux d’isolation et de performance énergétique de leurs propres bâtiments, pourraient trouver là des ressources nouvelles en instituant un système de bonus malus en fonction du bilan énergétique des habitations. Cette base de calcul des impôts locaux aurait l’avantage d’inciter les propriétaires à faire des travaux pour améliorer leur propre habitation ainsi que l’habitat locatif. La fiscalité locale doit être revue de fond en comble pour correspondre aux ambitions du développement durable et générer de nouvelles recettes dont les communes ont tant besoin pour se développer.


Groupe « Saint-Leu-Village », Elisabeth Boyer, Noëlle Hermet, Jean-François Rey

Juillet 2010

 

Notre PLU ne vous a pas plu, n’en parlons plus !

La révision de notre Plan Local d’Urbanisme est en marche. Les Conseils de quartier ont eu leur mot à dire; deux Conseils Municipaux en ont débattu la concertation devrait s’étendre à toute la population lors d’une exposition en septembre (à suivre).

Le PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable), clef de voûte du PLU, a été présenté au Conseil Municipal du 17 juin. Si sur bien des points, ce projet va dans le bon sens, notamment en affichant pour objectifs un certain dynamisme et une intention écologique fort louable, nous considérons qu’il n’est pas conforme aux objectifs du Développement Durable (D.D).

Le D.D. sous-entend ce qui répond positivement aux critères à la fois sociaux, économiques et écologiques. La loi dite «Grenelle 1» a été considérée comme une belle avancée pour résoudre les problèmes de notre société. Un des objectifs de cette loi est de lutter contre l’étalement urbain.

Que livre le PADD présenté : un accroissement important des zones constructibles (peut-être en accord avec le Programme Local de l’Habitât fixé par Val et Forêt ?), une mixité sociale évoquée du bout des lèvres et une politique foncière pour le moins obscure. De plus, le dynamisme évoqué par la « préservation » des emplacements pour la « sauvegarde » de nos commerces, laisse pantois, surtout quand on classe Auchan dans les « pôles et équipements » de St Leu et que la gare n’apparaît pas comme une des portes d’entrée des plus animées de la ville !

Si l’on veut que le PADD se traduise par un progrès pour St Leu, il faudrait que le D.D. transcende désormais toutes les lignes budgétaires, autrement dit toute l’action municipale. Hélas, on en est loin ! Le report des investissements budgétés en 2009 de plus de 50% accentue notre retard. Aucun projet alternatif n’était prêt pour utiliser l’argent public dans une action porteuse de D.D avec l’excédent, on rembourse nos dettes.

Notre maire devrait méditer cette définition de l’urbanisme : « l’art de disposer l’espace urbain pour obtenir leur meilleur fonctionnement et améliorer les rapports sociaux». Améliorer le cadre de vie des uns en détériorant celui des autres en s’asseyant sur le Code de l’Environnement n’est pas du pragmatisme.


Groupe « Saint-Leu-Village », Elisabeth Boyer, Noëlle Hermet, Jean-François Rey

Mai 2010

 

MAI 2010 : la bataille de l’eau

Depuis notre article de janvier, la Municipalité n’a lancé aucun débat sur la position de la commune concernant la gestion de l’eau sur laquelle le SEDIF doit se prononcer avant fin 2010. Un évènement nouveau relance le sujet.
L’agglomération « Est Ensemble », avec neuf communes importantes de la banlieue Est, a demandé de réduire la convention avec le SEDIF à 1 an afin de se donner le temps de réfléchir à un retour à une gestion publique de l’eau. Le SEDIF ne pouvant pas se permettre de perdre 10% de ses usagers, le report de cette échéance devient alors envisageable pour permettre aux communes d’examiner une alternative à cette concession de service public qui engage pour 10 ans. Saint-Leu-La-Forêt est concerné.

Dans une étude en 2008, UFC-Que Choisir avait conclu que le SEDIF pouvait réaliser 36% d’économie. Constat à comparer avec l’annonce du Président du SEDIF d’une baisse des tarifs de 1,7% du prix du m3 pour 2010! Une aumône. quand on sait que le prix moyen de l’eau, calculé par l’Institut Français de l’Environnement (IFEN), est 33% plus cher en délégation qu’en régie directe. A St Leu, fin 2008, il était même de 4,34 €/m3 alors qu’il est de 1,65 €/m3 à Martigues, région où l’eau est une ressource « chère » !

Certaines municipalités, qui ont repris leur régie directe, ont pu mettre en place une consommation de base gratuite : par ex. 10 000 litres d’eau par an pour les rmistes et 20 000 litres pour les familles comptant une personne handicapée.
Le groupe Saint-Leu-Village propose de rendre à la gestion de l’eau son caractère de "service public" en généralisant la régie directe des services d’eau par les collectivités, puis de mettre en place des commissions consultatives d’usagers en leur donnant les moyens d’expertise et de fonctionnement afin de rendre obligatoire leur consultation avant toute décision.

On pourrait en profiter pour traiter une proposition extraite du programme de la Municipalité et oublié depuis : « Remettre l’eau au cœur de la ville comme une partie intégrante de notre patrimoine, car Saint-Leu-La-Forêt est une ville d’eau».

Ces propositions donneraient du grain à moudre à nos Conseils Municipaux qui n’ont guère de sujets importants à traiter depuis plus de 6 mois !

Groupe « Saint-Leu-Village », Elisabeth Boyer, Noëlle Hermet, Jean-François Rey

Mars 2010

 

Pour une crèche collective à St leu la Forêt

Lors de la dernière campagne de municipales, tous les candidats à la mairie de St Leu avaient fait le constat que la commune manquait cruellement d’un équipement public pour accueillir les enfants de moins de 3 ans. Depuis, le sujet est évoqué régulièrement en Commission Famille, où chacun est convaincu de la nécessité de diversifier les modes de garde, de les multiplier, pour répondre aussi de cette manière à la baisse démographique de la commune. St Leu perd régulièrement des habitants, des jeunes qui vont s’installer ailleurs après leurs études et des familles qui cherchent les meilleurs équipements publics de proximité pour se faciliter la vie. A St Leu, la garde des enfants avant l’entrée en maternelle, reste un vrai problème. La ville n’offre qu’une petite structure de crèche familiale qui est totalement insuffisante pour la demande des familles qui est forte. Les parents ont envie d’avoir le choix entre une crèche collective et une garde familiale. Il existe de nombreuses formules pour gérer ce type de prestation sociale, soit une structure totalement publique, soit une délégation de service public comme cela se fait dans les communes voisines. Pour l’heure, il n’est plus acceptable de continuer à tergiverser sur le lieu éventuel d’une Maison de la petite Enfance ou sur sa forme juridique. Il faut prendre des décisions vite et discuter avec le Conseil général et le Conseil régional pour monter les dossiers de subventions. Mais avant, le groupe St Leu Village demande à M. le Maire de mettre à l’ordre du jour du prochain Conseil municipal un échange public sur le sujet.

Groupe « Saint-Leu-Village », Elisabeth Boyer, Noëlle Hermet, Jean-François Rey

Janvier 2010

 

Un grand débat sur l’eau pour la nouvelle année 2010

Le contrat de délégation de service public de l’eau potable établit entre le SEDIF et la Compagnie Générale des eaux (aujourd’hui Veolia eau) date de 1962 et il arrivera à échéance le 31 décembre 2010. St Leu-la-Forêt est concerné car notre ville fait partie des 142 communes d’Ile-de-France membres du syndicat des eaux d’IDF (SEDIF).
Un avis d’appel public à la concurrence pour le renouvellement de la délégation de service public de l’eau vient d’être clos, ce mois de décembre 2009, et va ouvrir une période d’examen des offres des prestataires concurrents ainsi qu’une phase de négociation.
C’est le moment idéal pour que prix de l’eau, ainsi que la nature des services que les consommateurs sont en droit  d’attendre du délégataire, fassent l’objet d’un débat public. Une réunion que la commune devrait proposer en début d’année aux Saint-Loupiens, tant pour leur information que pour expliquer les orientations qui ont été fixées dans le cahier des charges, en particulier l’instauration d’une tarification sociale.  Le groupe « Saint-Leu-Village » estime que la question de l’eau ne doit pas échapper au contrôle des utilisateurs et sa gestion relever uniquement d’un traitement technocratique. En tant que consommateurs, les Saint-Loupiens sont aussi des citoyens éclairés et responsables qui n’ignorent pas que l’eau fait partie des biens communs de l’humanité.  En cette période de réflexion planétaire, à Copenhague, sur le climat et la réduction des gaz à effet de serre, il est nécessaire aussi de décliner localement les objectifs du Développement durable. L’eau n’est pas un bien marchand, il doit être un droit universel et, en tant que tel, la question de sa gratuité peut se poser.
Le groupe « Saint-Leu-Village » souhaite à toutes les Saint-Loupiennes et à tous les Saint-Loupiens de joyeuses fêtes de fin d’année. Notre groupe adresse aussi un message de solidarité et d’humanisme à tous ceux qui gardent l’espoir d’une vie meilleure.

Groupe « Saint-Leu-Village », Elisabeth Boyer, Noëlle Hermet, Jean-François Rey

Septembre 2009

 

Une rentrée difficile

Elisabeth BOYER, Jean-François REY, Noëlle HERMET, conseillers municipaux du groupe Saint Leu Village
"Les Français vont connaître dans quelques jours une rentrée très difficile : la rentrée scolaire est toujours pour les familles un moment douloureux pour le porte-monnaie tant l’éducation des enfants occasionne de nombreux frais, notamment ce qu’il convient d’acheter pour leur équipement de rentrée : fournitures scolaires, vêtements neufs, abonnements de transports, inscriptions aux activités culturelles et sportives. A cela s’ajoutent les nombreuses factures domestiques qui attendent le contribuable et qui tombent tels des couperets sur le budget familial de rentrée toujours trop juste. La décision de la municipalité de modifier, lors du dernier conseil municipal, le règlement intérieur pour l’accueil des enfants dans les activités périscolaires et la nouvelle grille des tarifs votée vont se révéler, en cette rentrée, particulièrement désastreux car inadaptés aux conditions de vie déjà difficiles de nombreuses familles saint-loupiennes. L’opposition saisira la majorité municipale sur ce sujet, lors du conseil municipal de rentrée, le 24 septembre 09, pour demander qu’un bilan soit fait en fin d’année sur l’application du nouveau règlement intérieur et que son efficacité supposée soit évaluée. Le groupe St Leu Village interrogera aussi la majorité municipale sur le projet d’échangeur sur l’A115 et demandera au Maire, Sébastien Meurant, d’expliquer en quoi ce projet d’échangeur sur St Leu est bénéfique aux habitants, et quels avantages il en attend pour la commune. Notre groupe d’opposition pense au contraire, et il essaiera d’en persuader la majorité municipale, que la création d’un échangeur sur le territoire de St Leu, à l’endroit prévu près des écoles et des équipements culturels et sportifs, constitue une véritable hérésie incompatible avec les engagements publiques de l’Etat en matière de développement durable. Notre groupe a saisi le Conseil général du Val d’Oise ainsi que le Conseil régional d’Ile-de-France pour que ces deux collectivités impliquées dans le SDRIF (schéma directeur régional d’Ile-de-France) s’opposent à ce projet d’échangeur sur l’A115 en suspendant son financement et en travaillant à d’autres solutions pour désenclaver Plessis-Bouchard qui veut développer ses logements et sa ZAC."

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