Une population qui décroît et vieillit à l’image de la plupart des communes, une population fidèle attachée à sa ville mais n’y travaillant pas, une population pour l’essentiel propriétaire de son logement, figurent parmi les tendances dégagées par le dernier recensement de 2006. Un outil de référence indispensable pour envisager et construire le Saint-Leu-la-Forêt de demain.
Une population en baisse
Au dernier recensement 2006, la population de
Saint-Leu-la-Forêt atteint 14586 habitants. Après une période de
croissance, la population a légèrement décru depuis 1999.
Une population qui se renouvelle
moins bien
Le solde migratoire a connu une forte baisse par rapport à
la période de 1999-2006. Plus d’habitants ont quitté la
commune et moins s’y sont installés. Une décroissance
démographique qui s’accompagne d’un vieillissement de
la population.
Une population qui
vieillit
La population saint-loupienne décroît et vieillit.
Aujourd’hui, presque un Saint-Loupien sur cinq a plus de 60
ans. Une tendance nationale dans la plupart des communes
françaises. Les moins de vingt ans représente un habitant sur cinq.
Une baisse constante depuis 1999.
Le rééquilibrage de la composition démographique de
Saint-Leu-la-Forêt passe par l’accueil de jeunes ménages en
âge d’avoir des enfants, ce qui implique de mener une
certaine réflexion en termes de maintien, voire de création de
services à la population, mais également de construire et de faire
évoluer le parc de logements existant.
Un nombre de ménages en
augmentation
Suivant la tendance nationale, le nombre de personnes par
famille est en constante diminution. Celui-ci est passé de plus de
2,6 personnes en moyenne en 1999 à 2,4 en 2006 (5545 ménages en
1999 pour 5719 en 2006). Une baisse quasi générale dans les
communes françaises.
La décohabitation des ménages avec le départ des jeunes du domicile
familial, l’augmentation de la part des familles
monoparentales (+80 familles monoparentales sur la commune en 6
ans) et le vieillissement de la population sont les principaux
responsables de ce phénomène de desserrement.
Ce qui implique, au regard d’une augmentation constante de la
population, une mise sur le marché plus importante de logements
susceptibles de répondre à la demande.
Un nombre de logements en
augmentation
La commune de Saint-Leu-la-Forêt dispose au total d’un
parc de 6084 logements en 2006.
Celui-ci a augmenté de 10 % depuis 1999, en raison de
l’accroissement du nombre de résidences principales sur la
même période (+ 173 unités).
Avec 323 logements, le parc de résidences secondaires a diminué de
près de 30 % sur la commune.
Les logements vacants ont également connu une baisse significative
de près de 20 % entre
1999 et 2006.
La transformation d’une partie du parc de résidences
secondaires et de logements vacants en résidences principales est
perceptible à Saint-Leu-la-Forêt, mais, compte tenu de la faible
représentation de ces catégories de logements (6 % au total),
l’augmentation du parc s’appuie avant tout sur la
construction de nouveaux logements.
Plus de logements collectifs
L’essentiel du parc de logements est individuel au
deux tiers. La croissance du nombre de logements s’explique
principalement par le développement des logements collectifs.
Plus de propriétaires et moins de
locataires
La majorité des habitants de la commune est propriétaire de
son logement. La proportion des propriétaires occupants représente
en effet près de 3/4 des ménages (72,1%).
25,1 % sont locataires. La mobilité à l’intérieur du parc est
faible. Les trois quarts de la population de Saint Leu-la-Forêt en
1999 habitent toujours dans la commune 2006.
En région parisienne, entre deux recensements, on note souvent que
la moitié de la population a changé. A Saint-Leu-la-Forêt, la
permanence de la population prouve que les Saint-Loupiens se
trouvent bien dans la commune et qu’ils ne souhaitent pas
changer de lieu d’habitation.
68,3 % des habitants (9403 personnes) occupent le même logement
qu’en 1999 ; 77% habitent toujours la même commune en 1999 ;
12,5% habitaient une autre commune du département ; 7,4% habitaient
dans un autre département de la région en 1999 ; 2,7% venaient
d’une autre région.
La baisse de mobilité au sein du parc est donc principalement due à
la diminution du nombre de nouveaux arrivants en provenance des
départements limitrophes de la région.
Des Saint-Loupiens qui ne
travaillent pas à Saint-Leu-la-Forêt
Sur 7332 actifs habitant à Saint-Leu-la-Forêt et occupant un
emploi :
- 933 vivent et travaillent à Saint-Leu-la-Forêt (soit
13,6%).
- 5910 partent travailler à l’extérieur (86,4%).
Près de neuf Saint-Loupien sur dix travaillant partent tous les
matins dans une autre commune de la région parisienne. Le
développement des transports en commun et d’un réseau routier
de meilleure qualité est donc un axe primordial.
Une population active en
baisse
Les données ci-dessus ne représentent pas les personnes
travaillant à Saint-Leu-la-Forêt (d’origines diverses), mais
les personnes actives (occupées ou demandeurs d’emplois)
habitant à Saint-Leu-la-Forêt (et pouvant travailler
ailleurs).