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Circuit 1 : sur la colline, entre ville et forêt

Ce circuit vous fera découvrir le coteau en passant par le charmant square de l'Eauriette et son lavoir. Agréables points de vue sur le clocher de l'église et la vallée de Montmorency.

>La forêt de Montmorency

Elle s’étend sur 1960 hectares. Son relief (le massif culmine à 195 m) et ses perspectives inattendues donnent une impression d’espace immense. Certains la qualifient même de "petit Jura". Les chevreuils y gambadent toujours très nombreux. En profondeur à 100 m sous terre, se trouve le plus beau gisement de gypse de toute l’Europe.

Vignobles d’antan

Pendant plus de 10 siècles, la vigne fut cultivée sur la pente de la colline. Jusqu’au début de notre siècle, elle demeura la culture la plus pratiquée à Saint-Leu. Les meilleures années, vers 1900, le terroir produisait encore, 1000 à 1200 pièces de vin. Ce n’était pas un grand cru, mais un vin "un peu aigrelet". Les vignerons avaient pour patron Saint-Vincent de Saragosse, dont la fête était l’occasion d’annuelles réjouissances. Cette tradition prit fin en 1908.

Place de l’Eauriette

Un plan cadastral de 1730 mentionne déjà la place de Lariette comme place commune. Lariette en 1730, Loriette en 1789, elle devint l’Eauriette à partir de 1894. La "source rieuse" qui jaillit en bas de la place lui a certainement donné son nom. Souvent les ouvriers vignerons travaillant sur le coteau voisin venaient s’y désaltérer. En 1873, un réservoir de 300 000 litres fut construit pour alimenter une demi-douzaine de bornes fontaines et trois lavoirs. Celui de l’Eauriette devint le rendez-vous des lavandières et ménagères. Pour lessiver à l’eau claire, elles devaient gravir la colline avec leurs brouettes chargées de linge au prix de gros efforts. L’Eauriette était alors un lieu très fréquenté. On y trouvait même un "hôtel-restaurant-café". Entre les deux guerres, le lavoir tomba dans l’oubli... et en ruines. Il a été récemment reconstruit à l’identique.

L’atelier d’Aristide Patsoglou

Ce sculpteur grec de renommée internationale a choisi d’installer son atelier sur le coteau de Saint-Leu, à l’orée de la forêt. Dans un virage de la rue de Chauvry surgit un monde onirique : le jardin mystérieux de Patsoglou, hanté par la danse des statues et la musique des formes (propriété privée, ne se visite pas).


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